Violente attaque armée dans une école maternelle à Nice : deux actes de terreur
L’affaire a semé la consternation dans un établissement scolaire de la ville azuréenne. Une aide-soignante de 36 ans se retrouve aujourd’hui derrière les barreaux après avoir proféré des menaces de mort contre deux responsables d’une école maternelle. Les faits, d’une rare violence, ont profondément marqué la communauté éducative locale.
Des menaces armées au sein d’un établissement scolaire
L’incident s’est déroulé dans une école maternelle niçoise où la trentenaire a fait irruption, armée d’un couteau et d’une arme de poing. La scène, particulièrement traumatisante, s’est déroulée sous les yeux du personnel éducatif.
La directrice de l’établissement a été la première visée. La mise en cause lui a braqué son arme à feu sous le nez avant de plaquer la lame d’un couteau contre sa joue. Elle a également affirmé détenir deux balles, accentuant la pression psychologique.
Une institutrice également prise pour cible
Une enseignante n’a pas échappé à la fureur de l’assaillante. Cette dernière l’a giflée avant de la menacer avec la même arme de poing. Les deux victimes ont vécu des moments de terreur durant cette agression qui aurait pu basculer dans le drame.
Un parcours judiciaire déjà chargé
L’enquête a révélé le profil préoccupant de la suspecte. Cette aide-soignante possède la double nationalité tunisienne et italienne. Son casier judiciaire mentionne une condamnation prononcée en 2019 pour des faits de violences avec arme.
Les services de renseignement la connaissent également. Inscrite au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) depuis 2019, elle fait l’objet d’une surveillance particulière.
Des obligations de quitter le territoire non exécutées
Deux obligations de quitter le territoire français (OQTF) avaient été prononcées à son encontre. Malgré ces décisions administratives, aucune n’a été appliquée, permettant à la trentenaire de demeurer sur le territoire national.
Une procédure judiciaire aux multiples chefs d’accusation
Interpellée le 2 novembre dernier, la mise en cause a comparu devant la justice. Le 4 novembre, elle a été placée en détention provisoire, une mesure qui reflète la gravité des faits reprochés.
La justice lui impute de nombreuses infractions : tentative de meurtre, séquestration, détention et port d’arme de catégorie B et D. S’ajoutent à cette liste la détention frauduleuse de documents administratifs ainsi qu’une tentative d’évasion.
Cette accumulation de charges témoigne de la dangerosité présumée de la prévenue. Le parquet a retenu la qualification de tentative de meurtre, infraction passible d’une peine maximale de trente ans de réclusion criminelle.

