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Un récidiviste vend de la drogue à des policiers de la BAC et retourne en prison pour deux ans

Fraîchement libéré et sans ressources, un récidiviste a cru pouvoir reprendre ses activités illicites. Une erreur fatale qui l’a conduit directement face aux forces de l’ordre, déguisées en clients potentiels. Une nouvelle affaire qui illustre le parcours chaotique de certains sortants de prison.

Une transaction qui tourne court dans un quartier sensible

Le 3 novembre dernier, dans le secteur du Chemin Bas d’Avignon à Nîmes, un homme d’une cinquantaine d’années a commis une erreur d’appréciation majeure. Il a proposé des substances illicites à ce qu’il pensait être des acheteurs ordinaires.

Les prétendus clients n’étaient autres que des membres de la brigade anticriminalité en mission d’infiltration. La méprise s’est rapidement révélée catastrophique pour le dealer improvisé.

Une fuite écourtée par un obstacle urbain

Réalisant son erreur, le quinquagénaire a tenté de s’échapper. Sa cavale a été de courte durée : il s’est violemment heurté à un poteau lors de sa course.

Les policiers l’ont interpellé et ont découvert sur lui une quantité significative de produits stupéfiants : 30 grammes de cannabis et 15,1 grammes de cocaïne.

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Un casier judiciaire déjà très chargé

L’homme n’en était pas à son coup d’essai. Son parcours pénal compte déjà 11 mentions, témoignant d’une récidive répétée.

Il venait tout juste de quitter l’établissement pénitentiaire lorsqu’il a replongé dans le trafic de stupéfiants, quelques jours seulement avant son interpellation malheureuse.

Des explications liées à la précarité

Lors de sa garde à vue, le prévenu a évoqué des difficultés financières comme raison de son retour aux activités délictueuses. Il a également mentionné son absence de logement.

Son avocate, Me Manon Casteran, a souligné devant le tribunal la situation précaire de son client. Selon elle, il s’était retrouvé totalement démuni à sa libération, sans aucune ressource pour subvenir à ses besoins.

Un passage devant la justice express

Dès le 4 novembre, soit le lendemain de son arrestation, l’homme a comparu devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Les chefs d’accusation retenus : offre et détention de stupéfiants.

Le ministère public n’a pas fait preuve de clémence. La procureure a réclamé une peine de cinq ans d’emprisonnement, considérant la gravité des faits et l’historique judiciaire lourd du prévenu.

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Une plaidoirie axée sur la réinsertion

Me Casteran a adopté une stratégie différente lors de sa plaidoirie. Elle a sollicité un aménagement de peine sous forme de semi-liberté.

L’objectif : permettre à son client de bénéficier d’un suivi régulier et d’un accompagnement vers la réinsertion, plutôt qu’un enfermement total potentiellement contre-productif.

Le verdict du tribunal correctionnel

Les magistrats ont finalement prononcé une sentence intermédiaire. Le quinquagénaire a été condamné à deux ans de prison ferme, assortis d’un mandat de dépôt immédiat.

Au-delà de la peine d’incarcération, le tribunal a ajouté une mesure d’éloignement significative : une interdiction de séjour dans le département du Gard pendant cinq ans après sa libération.

La confiscation des gains présumés

Les 260 euros découverts lors de l’interpellation ont été saisis définitivement. Le tribunal a estimé que cette somme provenait directement du trafic de stupéfiants.

Cette confiscation vient compléter un arsenal de sanctions visant à sanctionner mais aussi à empêcher toute récidive dans le département gardois.

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