Homicide involontaire en pleine chasse : un septuagénaire abat une mère par erreur
Un drame chasse vient de secouer le Delaware. Une tragique erreur d’identification a coûté la vie à une mère de famille, abattue par un septuagénaire qui croyait tirer sur du gibier. Cette affaire relance le débat sur la sécurité lors des parties de chasse et les précautions nécessaires avant de presser la détente.
Un tir fatal dans un champ du Delaware
Vendredi soir, aux alentours de 19h40, Santos Maria Chilel Soto traversait paisiblement un champ situé près de South Old State Road, au nord d’East Robbins Road. La femme de 39 ans, résidente de Georgetown, était accompagnée d’un homme et de deux enfants lors de cette promenade qui devait tourner au cauchemar.
Walter Moorhead, un chasseur de 74 ans, se trouvait également dans les environs, carabine en main. Dans la pénombre du crépuscule, il a aperçu une silhouette qu’il a prise pour un cervidé. Sans vérifier davantage sa cible, il a fait feu.
Une victime transportée d’urgence à l’hôpital
Le projectile a atteint Santos Maria Chilel Soto, provoquant des blessures graves. Les secours, alertés immédiatement, l’ont transportée en urgence vers un établissement hospitalier. Malgré les efforts du personnel médical, la quadragénaire n’a pas survécu à ses blessures.
Le drame a bouleversé la petite communauté de Georgetown, où la victime était connue et appréciée. Les circonstances de cette mort absurde soulèvent de nombreuses questions sur les protocoles de sécurité en vigueur lors des activités cynégétiques.
Des accusations graves retenues contre le tireur
Walter Moorhead n’a pas tardé à être interpellé par les autorités locales. Le septuagénaire fait désormais face à la justice pour cette erreur fatale. Les charges retenues contre lui sont particulièrement lourdes.
Le chasseur est inculpé d’homicide involontaire, un chef d’accusation qui témoigne de la gravité des faits. S’ajoutent à cela une mise en danger au premier degré et la possession d’une arme à feu lors de la commission d’un crime.
Une libération sous caution controversée
Présenté devant un juge, Walter Moorhead a été libéré après versement d’une caution de 43 000 dollars, soit environ 37 000 euros. Cette décision a suscité des réactions contrastées au sein de la population locale.
Certains estiment que cette somme est dérisoire au regard de la vie perdue, tandis que d’autres soulignent la présomption d’innocence dont bénéficie le prévenu jusqu’au procès.
Une enquête toujours en cours
Les autorités poursuivent leurs investigations pour établir les circonstances exactes de ce tragique accident. Les enquêteurs tentent notamment de déterminer les conditions de visibilité au moment du tir et si toutes les règles de sécurité ont été respectées.
Cette affaire pourrait avoir des répercussions sur la réglementation locale concernant la chasse, notamment en matière d’identification des cibles avant de tirer. Les experts en sécurité cynégétique rappellent qu’il est impératif de s’assurer à cent pour cent de sa cible avant d’actionner la détente.

