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Sprays anti-éthylotest : un automobiliste écope de prison sous bracelet

L’utilisation de dispositifs destinés à tromper les contrôles routiers peut coûter cher. Un conducteur vient d’en faire l’amère expérience après avoir été interpellé avec un spray censé fausser les résultats d’un éthylotest. Une affaire qui révèle l’existence de ces produits en vente libre, mais strictement interdits par la loi.

Un contrôle routier qui tourne mal

C’est à Mane, dans les Alpes-de-Haute-Provence, que l’histoire débute le mercredi 22 octobre 2025. Lors d’un contrôle de routine, les forces de l’ordre découvrent une série d’infractions commises par un automobiliste.

Le certificat d’immatriculation du véhicule n’était pas conforme. Plus grave encore, le conducteur roulait avec un permis invalidé depuis 2023. Mais ce n’est pas tout : un test de dépistage révèle une consommation de cannabis.

Les gendarmes découvrent également un élément particulièrement compromettant : un spray anti-éthylotest. Le conducteur reconnaît en avoir fait usage, espérant échapper à une éventuelle sanction pour alcool au volant.

Une comparution à Saint-Gaudens

L’affaire est portée devant le tribunal de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, le mercredi 14 octobre. L’homme doit répondre de cinq infractions et délits, dont l’utilisation du fameux spray destiné à brouiller les contrôles d’alcoolémie.

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La justice examine l’ensemble des manquements constatés lors du contrôle. La multiplication des infractions plaide en défaveur du prévenu, déjà en situation irrégulière depuis plusieurs années.

Des sanctions sévères mais une relaxe partielle

Le tribunal prononce une condamnation ferme : deux mois de prison sous bracelet électronique. S’y ajoutent six mois de suspension du permis de conduire et 50 euros d’amende pour chaque infraction constatée.

Toutefois, concernant le délit de détention et d’utilisation d’un dispositif perturbateur, le prévenu est relaxé. La raison ? L’absence de preuve intentionnelle suffisante aux yeux de la justice.

Une décision nuancée

Cette relaxe partielle n’enlève rien à la gravité des autres infractions. Les sanctions prononcées témoignent de la fermeté des autorités face aux multiples manquements routiers.

Ces sprays vendus librement mais interdits

Les sprays anti-éthylotest sont facilement accessibles. On les trouve en vente libre ou sur internet, malgré leur statut illégal. Le Code de la route prohibe formellement leur usage.

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Leur principe ? Ils recouvrent la bouche de substances censées neutraliser l’alcool détecté lors d’un contrôle. Une promesse trompeuse, car ces produits ne peuvent agir sur l’alcool expiré directement depuis les poumons.

Une efficacité très douteuse

Ces dispositifs sont insuffisamment efficaces pour duper les appareils de mesure modernes. Ils brouillent potentiellement les premiers résultats, mais n’empêchent pas la détection de l’alcoolémie réelle.

Leur détention et leur utilisation exposent les contrevenants à des poursuites judiciaires, des amendes conséquentes, des retraits de points ou même la suspension du permis de conduire.

Un rappel à la loi nécessaire

Cette affaire illustre les risques encourus par ceux qui tentent de contourner les contrôles routiers. Au-delà des sanctions immédiates, c’est toute une chaîne d’infractions qui peut être révélée.

Les autorités rappellent régulièrement que la sécurité routière ne souffre aucun compromis. La prévention reste la meilleure protection, bien plus efficace que n’importe quel dispositif illégal.

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