Séjour mouvementé pour une sénatrice dans l’enfer des Beaudottes à Sevran
L’élue parisienne n’avait certainement pas imaginé vivre une telle nuit d’observation sur le terrain. Ce qui devait être une immersion auprès des forces de l’ordre s’est transformé en une scène de violence urbaine d’une rare intensité. Au cœur d’un quartier gangrené par le trafic de drogue, l’échange de coups de feu a rappelé la dangerosité quotidienne du métier de policier.
Un stage d’observation qui vire au cauchemar
Corinne Narassiguin, sénatrice PS de Seine-Saint-Denis, accompagnait la Brigade anti-criminalité dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 octobre 2026. L’objectif : observer le travail des équipes sur le terrain dans le cadre d’un stage d’immersion.
Vers 22h15, le véhicule de police roulait tranquillement avenue Youri-Gagarine, dans le quartier sensible des Beaudottes à Sevran. C’est à ce moment précis que la situation a basculé dans la violence.
Entre 15 et 20 détonations en pleine nuit
Des bruits sourds ont soudainement éclaté dans la nuit. Les policiers, habitués aux provocations dans ce secteur, ont d’abord pensé à des mortiers d’artifice. Ils sont alors descendus du véhicule pour constater la situation.
Mais la réalité s’est révélée autrement plus dangereuse. Une dizaine d’individus armés a surgi et foncé vers l’équipage. Face à cette menace directe, les forces de l’ordre ont immédiatement appelé du renfort et dégainé leurs armes de service.
Selon les décomptes de la BAC, pas moins de 15 à 20 détonations ont retenti durant l’accrochage. Un véritable déluge de feu en plein cœur d’une zone résidentielle.
La parlementaire recroquevillée à l’arrière du véhicule
Tandis que les balles sifflaient, Corinne Narassiguin s’est repliée sur la banquette arrière du véhicule. Une position de survie dans un habitacle devenu refuge précaire.
Miraculeusement, l’élue est ressortie indemne de cette fusillade. La chance a été de son côté, contrairement à un civil touché durant l’échange de tirs. Un impact de balle a d’ailleurs été relevé sur la portière arrière droite du véhicule des forces de l’ordre.
Un pistolet-mitrailleur abandonné sur les lieux
Les constatations effectuées après les faits ont permis de découvrir un pistolet-mitrailleur abandonné dans les parties communes d’un immeuble voisin. Une arme de guerre laissée sur place dans la précipitation de la fuite.
Malgré cette découverte, aucune interpellation n’a été réalisée à ce jour. Les auteurs de cette attaque contre les forces de l’ordre courent toujours.
Les Beaudottes, épicentre du trafic de stupéfiants
Ce quartier de Sevran n’est pas inconnu des services de police. Les Beaudottes sont identifiés comme un point névralgique du trafic de drogue en Seine-Saint-Denis.
Cette fusillade illustre une fois de plus la violence extrême qui règne dans certains territoires, où les réseaux criminels n’hésitent plus à s’en prendre directement aux représentants de l’autorité publique.

