Agen : onze mois sans douche, le parcours du combattant d’un habitant
Vivre sans pouvoir se laver chez soi relève du cauchemar quotidien. Pour un habitant agenais, cette situation dure depuis bientôt onze mois. Un dégât des eaux non réparé l’oblige à des contorsions administratives et personnelles qui n’en finissent plus.
Un effondrement qui change tout
Depuis novembre 2025, Kamel Gargat fait face à une situation aussi absurde qu’épuisante. Dans son logement d’Agen, en Lot-et-Garonne, impossible d’accéder à sa douche. La raison ? Le sol de sa salle de bains s’est affaissé, menaçant la cabine de s’effondrer complètement.
L’eau a suivi son chemin, s’infiltrant dans l’appartement du dessous. Un sinistre qui aurait dû être rapidement pris en charge, mais qui traîne en longueur depuis de longs mois.
Des habitudes bouleversées
Les conséquences sur la vie quotidienne sont considérables. Lui qui avait l’habitude de se laver entre six et huit fois par jour doit désormais se contenter d’une ou deux douches hebdomadaires chez son fils.
Une situation d’autant plus difficile à vivre pour cet homme en situation de handicap, souffrant de troubles psychiques. L’hygiène personnelle représente pour lui bien plus qu’une simple routine.
Quand les démarches tournent en rond
Pourtant, des devis ont été établis et signés. Mais aucun ouvrier n’est jamais intervenu. Entre la banque, l’assurance et le locataire, la communication s’est enlisée dans des allers-retours sans fin.
L’assurance attend toujours les conclusions des experts avant d’indemniser les travaux. Pendant ce temps, les semaines s’accumulent et la situation reste au point mort.
Une vente qui complique encore la donne
Comme si la situation n’était pas assez complexe, le propriétaire de l’immeuble envisage de vendre le bien en l’état. Une perspective qui n’arrange en rien les affaires de Kamel Gargat.
Épuisé par cette bataille administrative, l’homme ne dispose pas des moyens financiers pour engager un avocat. Il se retrouve piégé dans un engrenage dont il ne voit pas l’issue.
L’absence de résolution concrète illustre les failles d’un système où les plus fragiles peinent à faire valoir leurs droits face aux blocages administratifs et assurantiels.

