Pas-de-Calais : enquête après de graves brûlures causées par un jouet sensoriel
Les jouets sensoriels connaissent un succès fulgurant auprès des enfants depuis plusieurs années. Pourtant, ces produits censés procurer détente et apaisement peuvent se révéler dangereux. Un drame survenu dans le Pas-de-Calais relance le débat sur la sécurité de ces articles vendus en grande distribution.
Des brûlures du deuxième degré après manipulation du Squishy
Le 24 juillet 2026, un enfant prénommé Melvyn a été victime de graves blessures après avoir utilisé un jouet antistress. Le garçon a souffert de brûlures au deuxième degré sur le visage et le thorax.
Le produit incriminé, un Cool mix supergel, avait été acquis dans un magasin Smyths Toys situé à Arques, dans le département du Pas-de-Calais.
Le témoignage bouleversant de la mère sur les réseaux sociaux
Sur Facebook, la mère du jeune garçon a relaté des instants terrifiants. Elle a expliqué que son fils « était paniqué » et que « sa peau partait » lorsqu’elle a tenté de « lui retirer le gel ».
Face à la gravité de la situation, elle s’est rendue au commissariat de Saint-Omer pour déposer une plainte officielle.
Une enquête judiciaire en cours
Le parquet de Saint-Omer a immédiatement réagi en ouvrant une instruction pour « blessures involontaires ». L’objectif principal est de déterminer si l’accident résulte d’un défaut de fabrication du produit.
Les investigations visent à établir les responsabilités et comprendre les circonstances exactes de cet incident dramatique.
La DGCCRF entre en action
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a lancé des analyses approfondies sur le jouet en question.
Si des non-conformités ou une dangerosité sont établies, des mesures de protection seront mises en œuvre. Ces dispositions pourraient inclure des retraits de produits ou des rappels massifs en magasin.
Des précédents inquiétants avec ce type de jouets
Cette affaire n’est malheureusement pas un cas isolé. Des incidents similaires impliquant des jouets antistress ont déjà été recensés par le passé.
La DGCCRF a notamment signalé que les autorités britanniques avaient procédé au rappel de produits comparables. La raison invoquée : une concentration excessive en benzène, substance reconnue comme cancérigène et irritante pour la peau.
Une vigilance renforcée nécessaire
Ces révélations soulèvent des questions légitimes sur les contrôles qualité effectués avant la mise sur le marché. Les parents sont invités à redoubler de prudence lors de l’achat de ces articles.
Les enseignes de distribution et les fabricants sont également appelés à renforcer leurs protocoles de vérification pour éviter de nouveaux drames.

