Le président d’une association tombe en panne, deux frères s’arrête pour lui passer un tabac
Une agression survenue en avril dernier dans les rues de Nîmes a connu son épilogue judiciaire en juillet. Le président de l’association des harkis, victime d’une altercation violente, a vu ses agresseurs condamnés par le tribunal correctionnel. Une affaire qui a révélé une rencontre qui a rapidement dégénéré.
Une panne qui vire au cauchemar
Le 20 avril, rue Marcel-Pagnol, près de la route d’Arles, un homme se retrouve en panne. Ce qui aurait pu n’être qu’un simple désagrément se transforme en une confrontation brutale avec plusieurs jeunes du quartier.
Selon la victime, les agresseurs lui auraient réclamé de l’argent avant de s’en prendre physiquement à lui. Face aux violences, le président de l’association des harkis n’a eu d’autre choix que de prendre la fuite à pied.
Des versions contradictoires
La victime affirme que ses clés de voiture et son téléphone lui ont été dérobés lors de l’incident. Une version que contestent partiellement les deux frères poursuivis dans cette affaire.
Ces derniers assurent avoir simplement voulu porter assistance à l’automobiliste en difficulté. Ils affirment également avoir ignoré l’identité de leur victime au moment des faits. Toutefois, l’un des accusés a reconnu avoir donné une claque.
Le tribunal tranche après trois mois
Le 17 juillet, l’affaire est jugée devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Plusieurs témoins présents lors de la scène ont été entendus pour éclairer les circonstances de cette altercation.
L’avocat de la défense a souligné que les prévenus avaient montré des regrets concernant leur comportement. Une posture qui n’a toutefois pas suffi à éviter la condamnation.
Des peines de prison avec sursis
Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet. Le premier frère a écopé de 18 mois de prison, dont 10 mois assortis d’un sursis probatoire. Son cadet s’est vu infliger 8 mois de prison avec sursis probatoire.
Malgré ces condamnations, les deux hommes ont quitté le tribunal en liberté, bénéficiant du sursis accordé par la justice.

