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Il débourse une fortune au restaurant pour sauver une langouste vivante et la rejeter à la mer

Dans les Alpes-Maritimes, un défenseur des animaux a posé un geste aussi spectaculaire qu’inattendu. Face à un plateau de fruits de mer, il a pris une décision radicale qui interroge nos habitudes alimentaires et le sort réservé aux crustacés dans nos assiettes.

Une opération sauvetage à prix d’or

Stéphane Lamart ne s’attendait sans doute pas à dépenser une telle somme lors de sa visite dans un établissement de Roquebrune-Cap-Martin. Pourtant, ce militant de la cause animale n’a pas hésité une seconde.

Devant lui, sur le présentoir, une langouste vivante attendait son funeste destin. Le prix affiché : 300 euros le kilo. Un montant qui n’a pas découragé l’activiste, bien déterminé à offrir une seconde chance à ce crustacé.

Retour à la liberté

Après l’achat, direction la mer. La scène qui s’est déroulée au moment du relâchement a confirmé les convictions du militant : la queue de l’animal s’est mise à remuer à l’approche de l’eau, témoignant de son envie de retrouver son habitat naturel.

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Une réaction qui, selon Stéphane Lamart, démontre toute la conscience de ces créatures marines face à leur environnement.

Un combat contre la souffrance animale

Si cette action peut sembler anecdotique, elle s’inscrit dans une lutte plus vaste. Le défenseur des animaux s’indigne des méthodes de mise à mort jugées cruelles appliquées aux crustacés dans la restauration.

« Cette fois-ci, j’ai pu changer le destin de cet animal, mais malheureusement, je sais qu’il y en aura d’autres », confie-t-il avec une pointe de résignation.

Des chiffres qui donnent le vertige

Pour comprendre l’ampleur du phénomène, un simple coup d’œil aux statistiques suffit. Selon France AgriMer, les foyers français ont acheté 230 tonnes de langoustes en 2024.

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Un volume de consommation considérable qui représente des milliers d’animaux destinés aux tables des restaurants et des particuliers.

L’exemple suisse comme modèle

Le militant ne se contente pas de dénoncer. Il propose également des solutions alternatives inspirées d’autres pays européens.

En Suisse notamment, certains établissements utilisent une plaque électrique permettant une mise à mort rapide des crustacés, réduisant ainsi leur souffrance de manière significative.

Vers un changement des pratiques ?

Cette méthode, plus respectueuse du bien-être animal, pourrait servir de référence pour la France. Elle offre un compromis entre maintien de la consommation de fruits de mer et considération éthique.

L’objectif de Stéphane Lamart reste clair : sensibiliser le public et les professionnels à des pratiques moins brutales, même s’il reconnaît que le chemin sera long.

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