« Je l’ai violentée mais pas pour la tuer » : un père de 28 ans récidive sur sa fille de 15 mois
Dans la capitale, un nouveau cas de violence sur mineur secoue le XXe arrondissement. Un homme de 28 ans, déjà poursuivi pour des faits similaires sur son premier enfant, se retrouve derrière les barreaux après l’hospitalisation de sa fille en urgence absolue.
Une fillette hospitalisée dans un état critique
La petite victime, âgée de seulement 15 mois, a été admise en urgence à l’hôpital avec une rupture du foie. C’est la mère de l’enfant qui a alerté les services de secours, permettant ainsi une prise en charge rapide et vitale de la fillette.
Les médecins ont rapidement identifié la gravité des lésions. Selon les magistrates en charge de l’affaire, le pronostic vital de la petite était engagé. Les blessures témoignaient d’une violence extrême exercée sur un être particulièrement vulnérable.
Un passé judiciaire déjà chargé
Le père n’en était pas à son premier passage devant la justice. En 2024, il avait déjà fait l’objet d’une mise en examen concernant son fils aîné, alors âgé de 4 mois seulement.
Le nourrisson avait été diagnostiqué comme victime du syndrome du bébé secoué, pathologie résultant de violences graves. Malgré cette procédure en cours, l’homme a récidivé sur son second enfant.
Des antécédents inquiétants
Cette récidive soulève de nombreuses questions sur le suivi judiciaire et la protection de l’enfance. Comment un parent déjà mis en cause pour maltraitance a-t-il pu se retrouver en situation de nuire à nouveau?
Une mise en examen pour tentative de meurtre
Face à la gravité des blessures infligées, le parquet a retenu la qualification de tentative de meurtre sur mineur de moins de 15 ans. Le père a été placé en détention provisoire immédiatement après son audition.
Lors de l’audience devant le juge d’instruction, l’homme a reconnu partiellement les faits. « Je reconnais avoir violenté ma fille, mais jamais j’aurais pu la tuer, ou lui ôter la vie », a-t-il déclaré.
Une défense qui conteste l’intention homicide
Me Baptiste Bellet, l’avocat du mis en examen, plaide l’absence d’intention de donner la mort. Selon lui, la qualification retenue ne correspond pas à la réalité des faits, malgré leur violence indéniable.
« Le dossier est assez horrible comme ça pour ne pas en rajouter avec la tentative de meurtre », argue le conseil de la défense.
La justice face aux violences intrafamiliales
La procureure comme la juge d’instruction ont souligné l’extrême gravité de cette affaire. Le risque mortel encouru par la fillette justifie pleinement, selon elles, la sévérité de la qualification pénale retenue.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte national de lutte renforcée contre les violences faites aux enfants. Les autorités judiciaires se montrent de plus en plus fermes face à ces drames familiaux.
L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes des violences et évaluer la responsabilité pénale du père. La fillette, quant à elle, demeure sous surveillance médicale étroite.

