Enfer au cœur de Roquebrune-Cap-Martin : squat et terreur dans un immeuble
Dans le paisible quartier de Carnolès à Roquebrune-Cap-Martin, un banal chantier de rénovation a viré au cauchemar. Une propriétaire confrontée à une situation kafkaïenne, des résidents terrorisés et des institutions qui reconnaissent leur impuissance : le quotidien d’une copropriété devenue prison à ciel ouvert.
Des clés confiées pour des travaux, une famille qui s’installe durablement
Tout commence il y a près de trois mois, lorsque la propriétaire d’un appartement remet les clés à un homme censé effectuer des travaux de rénovation. Une confiance qui se révèle fatale : plutôt que de manier le pinceau et la truelle, l’individu décide de s’installer avec toute sa famille.
Sans aucun contrat de location, les occupants ont pris possession du bien comme s’ils en étaient légitimes locataires. La serrure a été changée, leur nom trône désormais sur la boîte aux lettres. Une appropriation en bonne et due forme qui laisse la propriétaire démunie face à la complexité des procédures judiciaires.
Un quotidien devenu intenable pour les résidents
Nuisances et dégradations au rendez-vous
Les voisins de palier subissent depuis un climat délétère qui transforme leur immeuble en zone de non-droit. Musique assourdissante jusqu’à des heures tardives, ordures abandonnées dans les parties communes : les incivilités s’accumulent jour après jour.
Mais le calvaire ne s’arrête pas là. Les résidents font face à des actes d’intimidation répétés : insultes proférées sans retenue, crachats sur les portes d’entrée, création d’un climat d’insécurité permanent qui pèse sur le moral des habitants.
Des plaintes déposées sans résultat immédiat
Excédés, plusieurs voisins ont franchi le pas en déposant plainte pour intimidation et insultes. Mais les rouages administratifs tournent lentement, laissant les victimes dans une attente anxieuse d’une intervention des autorités.
La mairie comme le syndic de copropriété ont été alertés de la situation. Pourtant, les deux institutions reconnaissent leur absence de moyens légaux pour intervenir directement dans ce type de conflit relevant principalement de la justice civile.
Une bataille juridique engagée par la propriétaire
L’avocate représentant la propriétaire ne mâche pas ses mots face à cette occupation illégale. « Nous avons un constat qui démontre que des personnes ont changé la serrure et se sont approprié le bien », martèle-t-elle, brandissant les preuves tangibles de cette usurpation.
De leur côté, les occupants tentent de justifier leur présence en affirmant avoir souhaité louer l’appartement. Une version des faits formellement contestée par la propriétaire, qui n’a jamais entamé de négociation locative avec ces personnes.
Quand la loi protège davantage les occupants que les propriétaires
Cette affaire illustre une nouvelle fois les failles du système juridique français en matière d’occupation illégale. Entre trêve hivernale et délais de procédure, les propriétaires se retrouvent souvent paralysés pendant de longs mois.
À Carnolès, les habitants espèrent désormais une issue rapide à cette situation qui gangrène leur quotidien. Une issue qui dépendra de la célérité de la justice à statuer sur cette occupation manifestement illégitime.

