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Fusillade meurtrière à Nantes : le trafic de drogue sème la terreur

La violence liée au trafic de drogue frappe encore une fois un quartier populaire. Jeudi soir, une scène d’une extrême brutalité s’est déroulée dans le nord de la ville, laissant trois mineurs touchés par balles. L’un d’eux n’a pas survécu. Les habitants du quartier de Port-Boyer sont sous le choc, tandis que les enquêteurs tentent de comprendre les circonstances exactes de ce drame.

Une attaque éclair vers 19h30

Les faits se sont produits jeudi soir aux alentours de 19h30, dans un immeuble du quartier de Port-Boyer, au nord de Nantes. Des individus armés, arrivés sur un deux-roues, ont pris pour cible un groupe de jeunes.

Selon le ministre de l’Intérieur, les tireurs « ont ouvert le feu sur un groupe d’adolescents » et ont « rafalé à l’aveugle ». Antoine Leroy, procureur de Nantes, a confirmé que « des coups de feu ont été tirés sur trois jeunes hommes ».

L’adolescent de 15 ans a été tué dans le hall de l’immeuble. Deux autres mineurs ont été blessés lors de cette attaque meurtrière.

Deux autres victimes, dont un enfant de 13 ans

Parmi les blessés figure un garçon de 13 ans, grièvement atteint. Son pronostic vital était très engagé jeudi soir, mais les médecins ont annoncé vendredi matin que « ses jours ne sont plus en danger ».

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Le troisième jeune, âgé de 14 ans, a été touché à la cuisse. Moins gravement blessé, son pronostic vital n’est pas engagé. La tante du garçon a expliqué que son neveu et son fils de 3 ans « étaient ensemble pour aller chez leur grand-mère ».

Elle a témoigné : « J’étais à la maison quand c’est arrivé, c’est un policier qui m’a appelé pour me ramener mon fils et m’annoncer que mon neveu était blessé ».

Des tireurs cagoulés en fuite

Après avoir ouvert le feu, les assaillants ont poursuivi un autre garçon qui s’est réfugié jusqu’au 13e étage d’une tour, trouvant refuge dans un appartement. Les auteurs ont ensuite pris la fuite.

Angeline, une prothésiste ongulaire de 18 ans, a raconté la scène : « On sortait des courses avec ma mère et mon chien. On a entendu des tirs – une dizaine, à deux reprises – et j’ai tiré ma mère par le col pour rentrer dans notre tour. J’ai juste vu beaucoup de monde, des gens cagoulés et habillés tout en noir, qui couraient dans l’herbe ».

Un règlement de comptes lié au narcotrafic

L’enquête a été confiée à la DCOS du commissariat de police de Nantes. À ce stade, aucune interpellation n’a été effectuée.

Le procureur de Nantes évoque « un règlement de compte en lien avec des infractions à la législation sur les stupéfiants ». Le lieu de la fusillade est décrit comme un point de deal très convoité, où la police nationale avait procédé à cinq interpellations de trafiquants en mars.

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Le ministre de l’Intérieur a précisé que les motifs de cette fusillade « sont très probablement liés au trafic de stupéfiants », tout en soulignant que cela « ne veut pas dire (…) que les individus qui ont été touchés et a fortiori la personne qui est décédée, étaient liés au trafic ».

Réactions des autorités sur place

Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, s’est rendu sur place vendredi matin. La maire de Nantes, Johanna Rolland, a également fait le déplacement, dénonçant le « narcotrafic qui gangrène le pays ».

Elle a souligné la « détresse » et « l’émotion immense » des habitants. La maire a insisté : « Tous les moyens de police et de justice doivent être mis en œuvre pour interpeller et condamner les auteurs de ce meurtre ».

Un quartier déjà touché fin avril

Ce n’est pas la première fois que Port-Boyer est le théâtre de violences armées. Fin avril, un jeune homme avait été tué et un autre gravement blessé par balle dans le même quartier.

Ces violences étaient potentiellement liées au narcotrafic selon le procureur de Nantes, confirmant la présence récurrente de règlements de comptes dans ce secteur de la ville.

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