Écrasée par un camion devant l’Assemblée nationale : la fin tragique d’une cycliste de 57 ans
Les voies cyclables parisiennes endeuillées. Un nouveau drame de la circulation impliquant un deux-roues et un poids lourd rappelle la vulnérabilité des cyclistes face aux véhicules de fort gabarit. Cette fois, c’est au cœur de la capitale, sur l’un des axes les plus emblématiques, que la tragédie s’est jouée.
Un drame en plein cœur de la capitale
Le 21 septembre, aux abords de l’Assemblée nationale, une femme de 57 ans a perdu la vie dans des circonstances dramatiques. La collision s’est déroulée en matinée sur le pont de la Concorde, à la jonction entre les VIIe et VIIIe arrondissements.
La victime circulait à proximité d’une bande cyclable lorsque le choc fatal s’est produit. Le camion et la cycliste provenaient tous deux du cours la Reine avant d’amorcer un virage à droite vers le pont.
L’angle mort, une fois de plus en cause
Selon les premières constatations, c’est ce redoutable angle mort qui serait à l’origine de l’accident. Le conducteur du poids lourd n’aurait pas aperçu la cycliste lors de sa manœuvre.
Trois témoins oculaires ont immédiatement alerté les services de secours. L’un d’eux a rapporté que le chauffeur avait tenté d’établir un contact avec la victime après avoir réalisé ce qui venait de se produire.
Contrôles réglementaires effectués
Le conducteur a été soumis aux tests d’usage. Les résultats se sont révélés négatifs à l’alcool et aux stupéfiants. Une enquête a été ouverte par le service du traitement judiciaire des accidents pour déterminer les circonstances exactes du drame.
Un scénario qui se répète
Quelques semaines plus tôt, un accident aux similitudes troublantes s’était produit dans le Gard. Le 16 juillet à Nîmes, un cycliste âgé de plus de 80 ans avait trouvé la mort dans un rond-point.
Les circonstances étaient identiques : un angle mort, un poids lourd, un cycliste invisible pour le conducteur. Devant le tribunal, le chauffeur avait affirmé que la victime se trouvait dans cette zone non visible.
Une condamnation prononcée
Dans cette affaire nîmoise, les contrôles avaient également révélé l’absence d’alcool, de stupéfiants et d’excès de vitesse. Malgré tout, la justice avait tranché : le conducteur avait écopé d’une peine de six mois de prison avec sursis.
Ces deux drames rappellent l’urgence d’améliorer la cohabitation entre véhicules lourds et cyclistes sur les voies urbaines, où les angles morts continuent de faire des victimes.

