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Du titre de meilleur agent immobilier au trafic d’armes : le parcours choc de la star de l’immobilier

Dans le Val-d’Oise, une affaire judiciaire atypique a révélé la chute spectaculaire d’un professionnel de l’immobilier. Autrefois récompensé pour ses performances commerciales, il s’est retrouvé au cœur d’un réseau de vente illégale d’armement, ajoutant une nouvelle condamnation à un parcours déjà entaché par la justice.

De la réussite professionnelle à la délinquance

Soufyène Mazouz incarnait la réussite dans son secteur. En 2019, il était le meilleur agent du réseau Nestenn, une reconnaissance prestigieuse dans le domaine de l’immobilier. Pourtant, quelques années plus tard, c’est depuis la prison de Beauvais qu’il a dû répondre de nouvelles accusations.

Déjà incarcéré pour une peine de quatre ans liée à des détournements d’argent au préjudice de ses clients, l’ancien professionnel a comparu par visioconférence. Ces malversations financières trouvaient leur origine dans une addiction aux jeux qui l’avait conduit à trahir la confiance de sa clientèle.

Un trafic d’armes à Beaumont-sur-Oise

L’affaire jugée au tribunal de Pontoise en septembre 2025 concernait des faits bien différents. Soufyène Mazouz était poursuivi aux côtés de deux complices, Hugo B. et Yob B., pour leur implication dans un réseau de vente illégale d’armement opérant dans le secteur de Beaumont-sur-Oise.

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Les enquêteurs ont établi que ce trio participait à un trafic organisé dans cette commune du Val-d’Oise. Toutefois, face aux magistrats, les versions des prévenus ont considérablement divergé, chacun tentant de minimiser son rôle dans l’organisation.

Des responsabilités contestées devant les juges

Les trois hommes ont présenté des récits contradictoires lors de l’audience. Cette absence de cohérence entre leurs déclarations n’a pas empêché la justice de trancher sur leur culpabilité respective dans cette affaire de commerce illicite d’armes.

Des condamnations différenciées

Le tribunal a prononcé des peines adaptées au degré d’implication de chacun. Soufyène Mazouz a écopé de 18 mois de prison supplémentaires pour ce trafic d’armes, une sentence qui s’ajoute à sa détention en cours.

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Hugo B. a été condamné à 12 mois d’emprisonnement. Sa peine pourra néanmoins être aménagée sous la forme d’un bracelet électronique, lui permettant d’éviter l’incarcération ferme s’il respecte les conditions imposées.

Quant à Yob B., il a également reçu une condamnation de 12 mois de prison. Un mandat de recherche a été émis à son encontre, suggérant qu’il n’était pas présent lors du verdict ou qu’il se soustrait à la justice.

Une trajectoire judiciaire alarmante

Le parcours de l’ancien agent immobilier illustre une descente progressive dans la criminalité. Parti d’une carrière florissante couronnée de distinctions professionnelles, il cumule désormais les condamnations pour des infractions de nature différente.

Cette affaire souligne également les ramifications parfois inattendues du trafic d’armes en France, impliquant des profils variés aux motivations diverses, bien loin des stéréotypes habituels associés à ce type de délinquance.

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