Colmar : un gendarme poignardé lors d’une intervention héroïque en civil
Un militaire de la gendarmerie a été victime d’une violente agression alors qu’il était en repos. L’incident s’est produit dans le Haut-Rhin, où une simple intervention citoyenne a basculé dans le drame. Le fonctionnaire, âgé de 27 ans, a été sérieusement blessé par une passagère qu’il tentait d’arrêter suite à des comportements menaçants.
Une intervention citoyenne qui tourne au drame
Ce mercredi vers midi, un gendarme en civil se trouvait à bord d’un TGV effectuant la liaison entre Mulhouse et Colmar. Durant le trajet, il assiste à une scène troublante : une passagère importune et menace d’autres voyageurs dans le train.
Malgré son jour de repos, le militaire décide d’intervenir. À l’arrivée en gare de Colmar, il suit discrètement la femme dans l’intention de procéder à son interpellation. Son instinct de protection l’aura malheureusement conduit vers une issue violente.
Coup de couteau sur le parking
Une fois sur le parking de la gare, le gendarme se manifeste et révèle sa qualité de représentant des forces de l’ordre. La réaction de la suspecte est immédiate et brutale : elle sort une arme blanche et le poignarde.
Les secours sont rapidement alertés. Les pompiers et le Smur interviennent sur place pour prendre en charge le militaire, grièvement blessé par le coup porté. Heureusement, son pronostic vital n’est pas engagé, bien qu’il demeure hospitalisé.
Arrestation immédiate de l’agresseure
La suspecte n’a pas eu le temps de fuir. Les forces de police et de gendarmerie, alertées immédiatement, procèdent à son interpellation sur les lieux mêmes de l’agression.
La femme est placée en garde à vue dans le cadre d’une enquête en flagrance. Les investigations doivent désormais établir les circonstances exactes de ce passage à l’acte violent.
Une qualification pénale sévère
Le procureur de Colmar, Jean Richert, a rapidement communiqué sur la nature juridique des faits. L’agression est qualifiée de tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique (PDAP).
Cette qualification aggravante témoigne de la gravité particulière de l’attaque visant un représentant de l’État. Elle expose l’auteure présumée à des peines criminelles particulièrement lourdes si sa culpabilité est établie.
Un gendarme toujours hospitalisé
Le militaire blessé reste sous surveillance médicale. Bien que son état ne soit pas considéré comme critique, les médecins maintiennent son hospitalisation pour surveiller l’évolution de ses blessures.
Cet événement dramatique rappelle les risques auxquels sont exposés les membres des forces de l’ordre, même en dehors de leurs heures de service, lorsqu’ils choisissent d’intervenir pour protéger leurs concitoyens.

