Cédric Jubillar avoue le meurtre de sa femme : revirement choc avant l’appel
L’affaire semblait figée dans un silence obstiné. Pourtant, derrière les barreaux, un homme condamné pour meurtre a décidé de briser l’omerta. Dans un courrier adressé à son conseil, Cédric Jubillar a franchi le pas que personne n’attendait plus. Ces aveux sur papier bouleversent une défense jusqu’ici arc-boutée sur la négation. À quelques mois de son procès en appel prévu en septembre, cette confession écrite ouvre un nouveau chapitre dans un dossier déjà accablant.
Une disparition nocturne qui pose question
Tout commence dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Delphine Aussaguel s’évapore dans la nature alors que la procédure de divorce avec son mari bat son plein. Le couple traverse une période de tensions extrêmes.
Le fils du couple rapporte avoir assisté à une violente altercation entre ses parents ce soir-là. Des voisines confirment avoir perçu des cris de femme et des aboiements aux alentours de 23 heures. L’atmosphère de cette soirée était manifestement électrique.
Des indices matériels troublants
Les enquêteurs découvrent rapidement plusieurs éléments dérangeants. Les lunettes de Delphine, déjà endommagées, sont retrouvées fracassées dans la maison. Une expertise révèle que ces dégâts auraient pu être provoqués par un coup de poing d’adulte.
La position inhabituelle du véhicule de la disparue intrigue également. Un témoin affirme que Delphine stationnait toujours sa voiture d’une manière spécifique. Or, le véhicule se trouve garé différemment, laissant supposer qu’il a été déplacé durant la nuit.
Un comportement qui éveille les soupçons
Les déclarations de Cédric Jubillar ne concordent pas avec les éléments du dossier. Il prétend que son épouse sortait régulièrement les chiens la nuit, une habitude formellement démentie par plusieurs témoignages et preuves matérielles.
L’extinction volontaire de son téléphone portable le soir de la disparition constitue un autre point noir. L’appareil disposait d’une batterie suffisante, alors que l’accusé affirme ne jamais éteindre son mobile de lui-même habituellement.
Des menaces proférées avant le drame
En novembre 2020, soit un mois avant la disparition, l’homme aurait confié à sa mère vouloir tuer Delphine. Une amie de la victime rapporte avoir entendu des menaces similaires de sa bouche.
Interrogé sur ces propos, Cédric Jubillar reconnaît en avoir formulé certains, les minimisant comme de simples « expressions fréquentes ». Cette justification peine à convaincre les magistrats.
Des confidences derrière les barreaux
L’incarcération de l’accusé génère de nouveaux témoignages accablants. Un codétenu affirme que Cédric lui aurait confessé avoir enterré le corps de Delphine. Une compagne rencontrée en détention rapporte des propos identiques.
Une ex-petite amie confirme également ces déclarations, bien que l’intéressé conteste farouchement cette version des faits. L’étau se resserre progressivement autour du principal suspect.
Le tournant décisif après la condamnation
En octobre 2025, la justice rend son verdict : Cédric Jubillar est reconnu coupable du meurtre de son épouse. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Dans les semaines qui suivent, l’homme décide de passer aux aveux.
Par le biais d’un courrier adressé à Maître Pierre Debuisson, son avocat, il reconnaît avoir ôté la vie à Delphine. Ces aveux de culpabilité écrits modifient radicalement la stratégie défensive à quelques mois du procès en appel.
Le corps de la jeune femme n’a toujours pas été retrouvé, laissant la famille dans une attente insoutenable. Cette confession tardive pourrait-elle conduire à la découverte de sa dépouille ? La question demeure entière à l’approche du jugement de septembre.

