Énigme au collège Laplace : la famille demande des réponses sur un décès troublant
Dix-huit mois après un drame qui continue de hanter les couloirs du collège Laplace, les proches d’un chef d’établissement refusent de tourner la page. La thèse officielle ne les convainc pas, et ils comptent bien le faire savoir.
Une nuit tragique d’août 2023
Le 11 août 2023, l’alarme anti-intrusion du collège Laplace retentit en pleine nuit. Sur place, les secours font une découverte macabre : le corps sans vie de Stéphane Vitel, 48 ans, directeur de l’établissement lexovien.
Deux adolescents de 17 ans avaient pénétré dans l’enceinte scolaire cette nuit-là. Rapidement interrogés, ils sont toutefois écartés de toute responsabilité dans ce décès.
Une anomalie cardiaque comme seule explication
L’expertise médico-légale révèle que le principal souffrait d’une malformation cardiaque jusqu’alors ignorée. Pour les autorités, le dossier est rapidement bouclé : une simple coïncidence tragique.
La justice classe l’affaire sans poursuites. Mais cette version ne satisfait pas la famille du défunt, qui dénonce une enquête menée à la va-vite.
Des détails troublants négligés
Selon les proches, plusieurs éléments auraient été insuffisamment explorés. Le premier médecin intervenu aurait constaté des coupures et marques suspectes sur le corps, ainsi qu’une position inhabituelle des lunettes de la victime.
Une voiture blanche, dont la présence n’a jamais été élucidée, figure également dans les zones d’ombre de cette affaire. Par ailleurs, certaines pièces du dossier n’auraient jamais été transmises à la famille.
Une veuve déterminée à connaître la vérité
Jeanne Mailhos-Vitel, épouse du défunt, ne désarme pas face aux conclusions officielles. Elle a décidé de créer une association pour poursuivre ses recherches et honorer la mémoire de son mari.
« On ne réclame rien d’autre que la vérité… », martèle-t-elle avec détermination. Sa conviction est profonde et elle n’hésite pas à interpeller directement les institutions.
« L’enquête a de toutes évidences été bâclée. Pourquoi ? Je ne sais pas. L’Éducation nationale a-t-elle peur que le décès de mon mari révèle que les cadres des établissements scolaires sont parfois trop exposés ? », s’interroge-t-elle publiquement.
Les missions de la nouvelle association
La structure créée par la famille poursuit plusieurs objectifs concrets. Elle vise d’abord à faire progresser l’enquête sur les circonstances exactes du décès, en dehors du cadre judiciaire traditionnel.
L’association organisera également des événements commémoratifs en hommage au principal disparu. Enfin, elle servira de relais d’information pour toutes les personnes qui souhaitent suivre les avancées de cette quête de vérité.
Pour les proches de Stéphane Vitel, l’histoire est loin d’être terminée. Ils comptent bien lever le voile sur ce qu’ils considèrent comme une affaire mal élucidée.

