Double meurtre présumé : un ex-policier français derrière les barreaux
Une affaire judiciaire d’une rare violence secoue l’opinion publique. Au cœur de cette tragédie, un ancien fonctionnaire de police, aujourd’hui détenu à l’étranger, est suspecté d’avoir commis l’irréparable. Les circonstances de cette enquête soulèvent des questions profondes sur les mouvements masculinistes et leurs dérives potentielles.
L’interpellation et la détention
Cédric Prizzon se trouve actuellement derrière les barreaux au Portugal. L’homme a été appréhendé le 25 mars dernier, accompagné de ses deux enfants mineurs.
Les autorités le soupçonnent d’avoir assassiné son ancienne compagne ainsi que sa partenaire actuelle. Ces accusations pèsent lourdement sur cet ancien membre des forces de l’ordre.
Une mobilisation controversée sur les réseaux
Avant son arrestation, Prizzon avait participé à des manifestations aux côtés d’autres pères privés de leur droit de garde. Son parcours personnel s’inscrit dans un contexte plus large de revendications paternelles.
L’association Mouv’enfants a lancé une pétition qui a récolté plus de 10 000 signatures. Cette initiative demande que le parquet national antiterroriste (Pnat) prenne en charge le dossier.
Le refus du procureur national antiterroriste
Olivier Christen, à la tête du Pnat, a fermement décliné cette requête. Selon lui, le parquet de Montpellier dispose des compétences nécessaires pour instruire cette affaire complexe.
Le magistrat a néanmoins reconnu la gravité des faits. « Les faits sont terrifiants et dramatiques », a-t-il déclaré, ajoutant qu’ils s’inscrivent « dans l’approche masculiniste ».
Christen a également souligné les principes d’indépendance judiciaire et les limites d’intervention des instances gouvernementales dans les procédures en cours.
Le soutien du Haut conseil à l’égalité
Bérangère Couillard, présidente du Haut conseil à l’égalité (HCE), a exprimé une position différente. L’institution qu’elle dirige appuie la demande de saisine du parquet antiterroriste.
Pour la responsable, cette tragédie doit servir d’avertissement. « Cette affaire doit être un électrochoc pour comprendre la menace masculiniste et les dangers qu’elle fait peser sur les femmes dans notre pays », a-t-elle martelé.
Un précédent inquiétant
Il ne s’agit pas du premier dossier reliant violence et mouvance masculiniste traité par les autorités françaises. En juillet 2025, le Pnat avait déjà mis en examen un lycéen de 18 ans appartenant au courant masculiniste incel.
Cette mise en cause antérieure démontre l’attention croissante portée aux dérives idéologiques pouvant conduire à des actes violents.
Une attention médiatique et associative soutenue
L’association féministe « Osez le féminisme » suit de près l’évolution de ce dossier. Plusieurs médias nationaux, dont franceinfo, ont largement commenté les rebondissements de l’enquête.
Cette couverture médiatique reflète les préoccupations sociétales concernant les violences faites aux femmes et les idéologies extrémistes.

