Antibes : jeu d’enfants tourne au cauchemar, incendie ravage un parking
Dans les Alpes-Maritimes, une simple négligence enfantine a viré au drame. Ce qui devait être un jeu innocent s’est transformé en un incendie aux conséquences graves, laissant plusieurs véhicules détruits et un homme gravement blessé. Une affaire qui soulève des questions sur la surveillance des mineurs dans les espaces communs.
Des allumettes entre les mains de trois enfants
Trois jeunes garçons, âgés de 8 à 9 ans, se trouvaient dans un parking souterrain d’Antibes lorsque les faits se sont produits. Munis d’allumettes, ils ont joué avec le feu sans mesurer les risques encourus.
Le sinistre a démarré sur un deux-roues stationné dans le parking. Les flammes se sont rapidement propagées aux véhicules environnants, créant une situation d’urgence dans cet espace confiné et mal ventilé.
Un bilan matériel et humain lourd
L’incendie a causé des dégâts considérables. Au total, deux voitures et deux scooters ont été complètement calcinés par les flammes voraces. Les véhicules ont été réduits à l’état d’épaves noircies.
Mais le drame ne s’arrête pas là. Un homme d’une soixantaine d’années a été victime d’une grave intoxication, probablement due aux fumées toxiques dégagées par la combustion des véhicules.
Les secours l’ont immédiatement évacué vers les urgences hospitalières de Nice, où son état de santé nécessitait une prise en charge médicale urgente.
Une procédure judiciaire adaptée à l’âge des mineurs
Les forces de l’ordre n’ont pas tardé à identifier les auteurs de cet incendie. Les trois enfants ont été interpellés par la gendarmerie dans les heures qui ont suivi le sinistre.
Toutefois, en raison de leur très jeune âge, ils ne peuvent légalement pas être placés en garde à vue. La législation française protège les mineurs de moins de 13 ans contre certaines mesures coercitives.
Convocation en présence des parents
Les jeunes garçons seront néanmoins convoqués et entendus par les enquêteurs, mais obligatoirement accompagnés de leurs parents. Cette audition permettra de comprendre les circonstances exactes du drame.
De son côté, le syndic de copropriété a déposé plainte pour obtenir réparation des dommages subis. Cette action en justice vise à établir les responsabilités et à évaluer l’étendue du préjudice matériel.

