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Agacée par les cloches de l’église, une résidente secondaire attaque la mairie

Le son des cloches d’église, symbole ancestral de la vie communale, peut-il devenir une nuisance insupportable ? Une propriétaire de résidence secondaire dans les Landes en est persuadée. Son combat judiciaire contre une municipalité pour faire cesser les tintements d’une chapelle vient de se conclure par un camouflet devant les tribunaux.

Un achat immobilier suivi d’une mauvaise surprise

L’histoire débute en 2019 à Capbreton, lorsqu’une retraitée acquiert une maison secondaire attenante à la chapelle Sainte-Thérèse. À cette époque, l’édifice religieux est en travaux et aucune sonnerie ne retentit dans le quartier.

« Quand j’ai acheté cette maison secondaire en 2019, la cloche ne sonnait pas », explique la propriétaire. Une situation qui ne durera pas : dès 2020, les cloches reprennent leur fonction traditionnelle en carillonnant trois fois quotidiennement.

La réaction de la retraitée ne se fait pas attendre. Elle dénonce l’absence totale de consultation des riverains : « Personne ne nous a demandé notre avis, ni ne nous a prévenus. »

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Mobilisation des riverains et premiers compromis

Face aux désagréments sonores, la propriétaire décide de ne pas rester isolée. Elle fédère plusieurs habitants du voisinage pour faire entendre leurs réclamations auprès des autorités municipales.

Cette mobilisation collective obtient quelques résultats concrets : la sonnerie matinale de 8 heures est supprimée et le nombre de coups portés par la cloche diminue sensiblement.

Des exigences jugées insuffisantes

Mais ces ajustements ne suffisent pas à apaiser la situation. La retraitée réclame désormais une diminution drastique du volume sonore des carillons, une modification technique que les responsables religieux se montrent peu enclins à accepter.

L’argument financier devient central dans le refus opposé : le coût d’une telle intervention dissuade toute modification supplémentaire des installations existantes.

L’escalade judiciaire et ses conséquences financières

Devant l’impasse des négociations, la propriétaire franchit un nouveau cap. Elle engage des poursuites contre la mairie de Capbreton, armée d’un constat d’huissier censé prouver le caractère excessif des nuisances sonores.

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Pourtant, rétrospectivement, elle reconnaît avoir peut-être commis une erreur d’appréciation : « Je n’aurais peut-être pas dû y aller. »

Un verdict sans appel

Le tribunal rend une décision défavorable à la plaignante. L’argumentation des magistrats s’appuie sur un élément déterminant : l’absence d’occupation permanente du logement par la retraitée.

Selon la juridiction, le caractère secondaire de la résidence empêche de considérer que la propriétaire subit réellement un préjudice quotidien du fait des sonneries de la chapelle.

Une sanction financière à l’issue du procès

La défaite judiciaire ne s’arrête pas au simple rejet de la demande. La retraitée doit désormais assumer les conséquences pécuniaires de son action.

Elle se voit condamnée à verser 1 500 euros à la municipalité de Capbreton, une somme qui vient sanctionner une procédure jugée infondée par les magistrats.

Cette affaire illustre les tensions croissantes entre traditions locales et aspirations individuelles au calme, particulièrement dans les zones touristiques où résidents permanents et propriétaires secondaires cohabitent avec des exigences parfois divergentes.

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