Vol de singes en danger au Béarn : rançon et arrestations spectaculaires
Le trafic d’animaux exotiques frappe à nouveau. Un parc zoologique du Béarn vient d’être victime d’un cambriolage d’une nature particulière : treize primates de petite taille, appartenant à des espèces menacées, ont disparu de leurs enclos. Une affaire qui révèle l’ampleur du marché noir des animaux sauvages.
Une demande de rançon pour récupérer les primates
L’Exotic Park de Lescar a subi un vol spectaculaire. Treize petits singes ont été dérobés dans les installations du parc animalier, déclenchant immédiatement une procédure judiciaire.
La procureure de Bayonne a confirmé une information troublante : les ravisseurs ont exigé une rançon pour restituer les animaux volés. Cette tentative d’extorsion a conduit à l’ouverture d’une enquête pour « vol et tentative d’extorsion en bande organisée ».
Trois suspects interpellés et mis en examen
Les forces de l’ordre ont rapidement progressé dans leurs investigations. Trois individus ont été mis en examen dans le cadre de cette affaire.
Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire, témoignant de la gravité des faits reprochés. L’enquête se poursuit pour déterminer l’ensemble des ramifications de ce réseau.
Onze singes retrouvés près de Tarbes
Un épilogue partiellement heureux s’est dessiné quelques jours après les faits. Onze des treize primates volés ont été localisés dans les environs de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées.
Les animaux ont été retrouvés vivants, bien que montrant des signes apparents de sous-alimentation. Leur état de santé fait l’objet d’un suivi vétérinaire attentif depuis leur récupération.
Deux singes toujours portés disparus
Malgré cette découverte encourageante, deux primates n’ont toujours pas été retrouvés. Les recherches se poursuivent pour localiser les animaux manquants.
Des espèces en danger critique d’extinction ciblées
Les animaux dérobés ne l’ont pas été au hasard. Il s’agit de ouistitis et de tamarins pincés, des espèces classées en danger critique d’extinction par les organisations internationales de protection de la faune.
Ces primates sud-américains de petite taille sont particulièrement recherchés sur le marché noir en raison de leur rareté et de leur apparence attractive. Leur commerce illégal représente une menace majeure pour la survie de ces espèces dans leur milieu naturel.
La détresse du directeur du parc animalier
Guillaume Darzacq, qui dirige l’établissement, n’a pas caché son émotion face à cette situation. Ses propos reflètent l’engagement du parc dans la protection animale.
« Ce sont des singes qu’on avait sortis de cages dégueulasses, dans des trafics, et qui vont malheureusement y retourner », a-t-il déclaré, exprimant sa profonde tristesse.
Cette déclaration souligne la mission de sauvetage que s’était donnée le zoo pour ces animaux, initialement rescapés de réseaux de trafiquants. Leur vol représente donc un double traumatisme pour l’équipe du parc.
Un trafic lucratif qui menace la biodiversité
Cette affaire met en lumière l’existence d’un marché noir florissant pour les espèces exotiques menacées. Les tamarins et ouistitis peuvent se négocier à des prix élevés auprès de collectionneurs peu scrupuleux.
Le commerce illégal d’animaux sauvages constitue l’une des activités criminelles les plus lucratives au monde, après la drogue et les armes. Il participe directement à l’extinction progressive de nombreuses espèces protégées.

