Diagnostiquée trop tard après une morsure d’araignée, une mère de famille succombe
Le drame d’une trentenaire italienne relance le débat sur les erreurs de diagnostic dans le système hospitalier. Entre consultations multiples, symptômes négligés et examens non réalisés, l’histoire de Sabrina Gigliotti illustre les conséquences parfois fatales d’une prise en charge défaillante. Sa famille réclame aujourd’hui des réponses face à une succession de dysfonctionnements qui auraient pu être évités.
Un décès brutal après un mois de souffrances
Sabrina Gigliotti, mère de deux enfants, s’est éteinte le 25 octobre dernier dans la capitale italienne. Son décès survient après plusieurs semaines d’un calvaire médical dont l’origine remonterait à une morsure d’araignée violoniste, une espèce venimeuse dont les piqûres peuvent provoquer de graves complications.
Le parquet de Rome a ouvert une enquête pour homicide involontaire, tandis que la famille a déposé plainte contre les établissements de santé impliqués. Une autopsie a été ordonnée pour déterminer précisément les circonstances du drame.
Des signaux d’alerte ignorés dès septembre
Tout commence à la mi-septembre lorsque la trentenaire découvre une lésion douloureuse sur sa cuisse droite. Elle se rend alors à l’hôpital Grassi le 26 septembre, où le personnel médical pose un diagnostic de « piqûre d’insecte avec inflammation » et lui prescrit des antibiotiques.
Pourtant, son état ne s’améliore pas. Début octobre, elle consulte à nouveau dans un autre établissement, mais aucun examen complémentaire n’est réalisé et aucun nouveau traitement n’est mis en place.
Une dégradation progressive et inquiétante
Les symptômes s’aggravent rapidement : douleurs lombaires et articulaires intenses, sensations de brûlures au ventre et au dos. Sabrina devient incapable de marcher sans béquille, signe d’une détérioration alarmante de son état général.
Le 28 octobre, elle retourne à l’hôpital Grassi où une IRM est finalement prescrite. Mais cet examen crucial ne sera jamais effectué, scellant tragiquement son destin.
Une hospitalisation tardive aux conséquences dramatiques
Le 21 octobre marque un tournant dramatique. Sabrina présente des difficultés à parler et une forte toux, signes évidents d’une défaillance respiratoire. Elle est alors admise en urgence à l’hôpital Grassi.
Les médecins découvrent une infection du sang généralisée et décident de l’intuber. Son état nécessite son transfert dans deux autres hôpitaux successifs, mais il est déjà trop tard.
Des atteintes irréversibles aux organes vitaux
Les examens révèlent une nécrose avancée et de graves lésions à plusieurs organes. Malgré les efforts des équipes médicales, Sabrina décède quatre jours après cette hospitalisation, laissant derrière elle deux enfants et une famille dévastée.
Une famille en quête de vérité et de justice
Les frères de la victime ont décidé de porter plainte pour négligences médicales. Ils dénoncent une série de manquements qui auraient pu changer l’issue de cette tragédie : diagnostics approximatifs, absence d’examens approfondis, retard dans la prise en charge.
L’autopsie ordonnée par les autorités judiciaires devrait permettre d’établir avec certitude le lien entre la morsure présumée et le décès, tout en évaluant les responsabilités éventuelles des différents établissements hospitaliers.
Ce drame soulève des questions essentielles sur la capacité du système de santé à identifier et traiter rapidement les pathologies rares ou atypiques, particulièrement lorsque les symptômes initiaux semblent bénins.

