Remontrance fatale : un chef d’entreprise agressé par son salarié ivre dans sa voiture de fonction
Une banale affaire de véhicule professionnel utilisé à des fins personnelles a dégénéré en pugilat sur un parking d’Agen. Ce qui devait être une simple remontrance s’est transformé en affaire judiciaire impliquant trois personnes.
Une utilisation frauduleuse du véhicule d’entreprise
Ce samedi 9 mai, un chef d’entreprise du Lot-et-Garonne a fait une découverte pour le moins désagréable. Sur le parking de la zone commerciale d’Agen Sud, il tombe nez à nez avec l’un de ses employés au volant d’un véhicule de société.
Le problème ? Ce dernier se trouvait en dehors de ses horaires de travail, accompagné de sa petite amie. Or, l’usage du véhicule professionnel est strictement réservé aux heures de travail dans cette entreprise.
Le dirigeant n’a pas tardé à exprimer son mécontentement face à cette utilisation abusive du matériel de l’entreprise. Une confrontation qui aurait pu en rester là.
Une altercation violente entre trois personnes
Mais la situation a rapidement échappé à tout contrôle. L’échange verbal entre le patron et son employé s’est transformé en altercation physique.
La petite amie du salarié s’est également mêlée à la bagarre, transformant le face-à-face en mêlée générale sur le parking de la zone commerciale.
Des témoins ont alerté les forces de l’ordre qui sont intervenues sur place pour mettre fin aux violences. Le couple a été interpellé par les policiers.
Un taux d’alcoolémie préoccupant
Lors de leur interpellation, les agents ont procédé à un contrôle d’alcoolémie systématique. Les résultats ont révélé que l’employé présentait un taux de 1,30 g/L d’alcool dans le sang.
Ce taux, largement supérieur aux limites légales, pourrait expliquer en partie la violence de l’altercation et l’incapacité du salarié à gérer calmement la situation.
Rendez-vous devant la justice en septembre
Cette affaire ne s’arrête pas là. Le couple devra répondre de ses actes devant le tribunal d’Agen le 8 septembre prochain.
Ils pourraient faire face à des poursuites pour violences, tandis que la question de l’utilisation frauduleuse du véhicule de société reste également au cœur du litige professionnel.

