Chimie InsoupçonnéeSociété / Faits Divers 

Quinze ans de crimes : un septuagénaire condamné à 14 ans de prison

La justice française vient de prononcer une lourde sanction à l’encontre d’un homme de 74 ans. Les faits, qui ont duré près de quinze ans, impliquent des victimes mineures issues de son entourage. L’affaire révèle un mode opératoire particulièrement préoccupant.

Une peine plus sévère que les réquisitions

La cour criminelle de Meurthe-et-Moselle, siégeant à Nancy, a condamné jeudi Jacky Guillaumet à 14 ans de réclusion criminelle. Cette décision dépasse les réquisitions de l’avocat général, qui avait sollicité une peine de 12 ans.

Le septuagénaire a été reconnu coupable de viols et d’agressions sexuelles sur trois jeunes femmes, toutes mineures lors des faits. Ces crimes se sont étalés entre 2009 et 2023.

Des circonstances aggravantes retenues

Le tribunal a retenu plusieurs circonstances aggravantes particulièrement graves. Parmi elles figurent la soustraction d’enfant et l’administration de substances à l’insu des victimes.

Autre nouvelle insolite :   Absente à l'école, sa fille de 5 ans est retrouvée morte chez son père : le drame qui bouleverse Blois

L’accusé aurait notamment donné à ses victimes des somnifères et des psychotropes dans le but d’altérer leur discernement ou le contrôle de leurs actes. Les victimes provenaient de son entourage proche ou de son voisinage.

Une défense qui maintient l’innocence

Maître Mathieu Servagi, avocat de la défense, a qualifié la peine d’« excessive » auprès de l’AFP. Il a annoncé son intention de faire appel de cette décision.

Durant le procès, qui s’est tenu à huis clos depuis lundi à la demande des parties civiles, l’avocat avait plaidé l’acquittement. Son argumentation reposait sur l’absence de preuves suffisantes.

Le doute invoqué par la défense

« Mon client nie et il n’y a pas d’élément probant dans le dossier », a déclaré Me Servagi. Il estime que le doute aurait dû profiter à son client.

Autre nouvelle insolite :   Commanditaire du meurtre de son mari : 30 ans de prison pour Delphine Pinto

L’accusé a pourtant reconnu les faits de manière totale ou partielle concernant deux des trois victimes. Cette reconnaissance partielle n’aura pas suffi à atténuer la sanction.

Une affaire révélée par une disparition inquiétante

L’affaire remonte initialement à 2012, lorsque les parents d’une jeune fille déposent plainte pour disparition inquiétante. La mineure est retrouvée à la frontière belge en compagnie de Jacky Guillaumet.

La victime dénonce alors des viols et agressions sexuelles qui auraient débuté dès 2009. Étonnamment, l’enquête ne se poursuit pas à l’époque.

Une seconde plainte qui relance tout

C’est en 2023 qu’une autre victime dénonce des faits similaires. Cette nouvelle plainte fait ressortir le premier dossier et conduit les enquêteurs à rechercher d’éventuelles autres victimes.

Cette réactivation de l’enquête permet finalement de mettre en lumière l’ampleur des agissements du septuagénaire sur une période de près de quinze ans.

Articles similaires