Procès à Melun : neuf ans après, une famille cherche justice pour Hassan
Neuf années se sont écoulées depuis le drame qui a bouleversé la commune de Nangis. Une famille attend justice après la perte tragique d’un être cher, tué alors qu’il tentait de ramener la paix. Le procès qui s’ouvre enfin devant la juridiction de Melun replace sous les projecteurs une affaire aussi sordide que bouleversante.
Un drame survenu lors d’une altercation violente
C’était un 13 juillet 2017, jour de fête nationale. À Nangis, en Seine-et-Marne, une rixe éclate dans des circonstances encore discutées devant la justice. Hassan Kherbach, âgé de 47 ans et père de trois enfants, décide de s’interposer pour calmer les esprits.
Son intervention lui sera fatale. L’homme est mortellement blessé au cours de cette confrontation. Sa famille plonge dans un chagrin immense et entame une longue attente judiciaire qui durera près d’une décennie.
Une accusée principale au cœur du dossier
Devant la cour criminelle départementale du palais de justice de Melun, Suna E. comparaît depuis le mardi 7 juillet. Cette mère de famille de 54 ans fait face à des accusations lourdes de conséquences.
Elle est poursuivie pour violence avec usage d’une arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner, ainsi que pour transport sans motif légitime d’arme blanche. Ces chefs d’inculpation l’exposent à une peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle.
Deux autres membres de la famille également poursuivis
Suna E. n’est pas seule sur le banc des accusés. Son époux, âgé de 60 ans, doit répondre de violences aggravées commises lors des mêmes faits.
Leur fils, 33 ans, est quant à lui jugé pour transport sans motif légitime d’arme blanche. Trois membres d’une même famille impliqués dans une tragédie qui a coûté la vie à un homme.
Un procès attendu depuis neuf ans
Pour les proches de Hassan Kherbach, l’ouverture de ce procès marque l’aboutissement d’une attente interminable. Neuf années durant lesquelles le deuil s’est mêlé à l’espoir de voir la vérité établie et la justice rendue.
Les débats se sont étalés sur plusieurs jours et doivent s’achever ce 10 juillet. Les délibérations permettront peut-être enfin de tourner une page douloureuse pour une famille endeuillée.
Une affaire révélatrice de violences urbaines
Au-delà du cas individuel, ce procès interroge sur les mécanismes de l’escalade dans les conflits de voisinage ou les rixes. Un homme a perdu la vie en voulant simplement apaiser une situation tendue.
La détention et le port d’armes blanches sans justification légitime constituent des infractions sévèrement sanctionnées par la loi. Le verdict attendu dans cette affaire dira si la justice considère ces actes comme ayant directement causé un décès évitable.

