« Pour me défendre au cas où » : arrêté avec un pistolet et des cigarettes de contrebande
Une interpellation de routine a pris une tournure inattendue dans le quartier Millénaire. Ce qui devait être un simple contrôle routier s’est transformé en découverte d’arme et de marchandises suspectes, révélant les activités parallèles de jeunes venus d’Arles.
Un contrôle déclenché par des plaques suspectes
C’est avenue Henri-Becquerel que les forces de l’ordre ont décidé d’intervenir ce vendredi 25 septembre. Les agents ont remarqué un véhicule dont les plaques minéralogiques présentaient un rivetage défectueux.
La zone où circulait le véhicule, connue pour ses activités liées au trafic de stupéfiants, a également éveillé les soupçons des policiers. Deux occupants se trouvaient à bord : des jeunes hommes de 20 et 21 ans, originaires d’Arles.
Des découvertes compromettantes dans l’habitacle
La fouille du véhicule a révélé un arsenal pour le moins préoccupant. Les enquêteurs ont mis la main sur un pistolet automatique de calibre 6.35, équipé d’un chargeur contenant six cartouches.
Mais ce n’est pas tout. Deux cartouches complètes de cigarettes ont également été retrouvées, ainsi qu’une somme de 180 euros en petites coupures sur le plus âgé des deux individus.
Des explications peu convaincantes
Interrogé sur la présence de l’arme, le jeune homme de 21 ans a justifié sa détention en affirmant qu’il la possédait « pour se défendre au cas où ». Une explication qui n’a pas convaincu les autorités.
Concernant les cigarettes, il a reconnu une activité commerciale illégale occasionnelle, avouant les vendre « sous le manteau ». Ces déclarations ont confirmé les soupçons des enquêteurs.
Suite judiciaire pour l’un des deux interpellés
Après vérification, le jeune homme de 20 ans a été mis hors de cause et libéré. Aucune charge n’a été retenue contre lui à l’issue de l’enquête.
En revanche, son compagnon de route devra répondre de ses actes devant la justice. Il a été convoqué au tribunal judiciaire de Montpellier où il comparaîtra le 20 octobre prochain.
Cette affaire illustre les risques encourus par ceux qui détiennent illégalement des armes à feu, même sous prétexte de protection personnelle, et pratiquent la revente de marchandises prohibées.

