2 millions d’euros de cuivre volés en Île-de-France : le suspect des 38 pillages remis en liberté
L’Île-de-France a été le théâtre d’une vaste opération de vols organisés. Pendant plus d’un an, un groupe structuré s’est attaqué aux infrastructures pour dérober du cuivre, causant des dommages considérables. L’affaire, d’une ampleur exceptionnelle, mobilise aujourd’hui la justice parisienne.
Une série de pillages méthodiques sur toute la région
Entre 2024 et 2025, pas moins de 38 opérations de pillage ont été orchestrées par cette organisation criminelle. Le réseau visait systématiquement les installations contenant du cuivre, un métal très prisé sur le marché noir.
Le préjudice global atteint une somme vertigineuse : deux millions d’euros. Ces chiffres témoignent de l’intensité et de la régularité des exactions commises sur le territoire francilien.
Neuf personnes impliquées dans le trafic
L’enquête a permis d’identifier six voleurs actifs qui procédaient aux vols sur le terrain. Trois autres individus ont également été interpellés pour leur rôle de receleurs, assurant l’écoulement du métal dérobé.
Le dossier judiciaire constitue un véritable pavé de huit tomes. Sa complexité nécessite désormais la supervision d’un nouveau magistrat instructeur, chargé de démêler tous les fils de cette affaire tentaculaire.
Alan, 21 ans, devant la justice parisienne
Le jeune homme a comparu devant la chambre de l’instruction de Paris. Malgré son implication présumée dans l’ensemble des 38 pillages, sa situation judiciaire a connu un tournant inattendu.
Le parquet avait pourtant fait appel de sa remise en liberté. Mais les magistrats ont confirmé cette décision, permettant à Alan de sortir de détention provisoire.
Une défense qui minimise le rôle de l’accusé
Me Paul Fellmann, avocat du jeune homme, a développé une stratégie visant à relativiser l’importance de son client dans l’organisation. Selon lui, le cerveau du réseau a déjà été libéré par la justice.
Le conseil plaide que son client n’était qu’une « petite main » au sein du groupe. Il invoque également une « solidarité clanique » qui aurait contraint Alan à participer aux opérations illégales.
Une enquête loin d’être bouclée
Malgré les interpellations, l’instruction se poursuit. Les investigations doivent encore établir précisément le rôle de chaque membre du réseau et reconstituer l’ensemble des circuits de revente.
Cette affaire illustre l’ampleur du trafic de métaux non ferreux, devenu un fléau pour les infrastructures publiques et les entreprises. Les vols de cuivre entraînent régulièrement des perturbations importantes, notamment dans les transports.

