Patrick Bruel accusé de traitement de faveur malgré 31 plaintes
L’affaire qui secoue le monde du spectacle prend une nouvelle tournure. Alors que la star française de la chanson vient de regagner l’Hexagone après un déplacement hors des frontières, les voix s’élèvent du côté des parties civiles. Entre contrôle judiciaire assoupli et accusations de privilèges, la polémique enfle.
Un assouplissement judiciaire qui fait débat
Depuis le 21 juillet dernier, l’artiste bénéficie d’une autorisation lui permettant de franchir les frontières nationales. Une modification de son contrôle judiciaire qui ne passe pas inaperçue et suscite l’indignation.
Cette souplesse nouvelle contraste avec la gravité des accusations qui pèsent sur le chanteur. Le dispositif judiciaire dont il fait l’objet a été révisé, lui offrant une liberté de mouvement accrue.
La colère des avocates des plaignantes
Maître Carine Durrieu-Diebolt, qui représente l’une des femmes ayant porté plainte, exprime avec force son désaccord. L’avocate dénonce un « traitement préférentiel » dont bénéficierait Patrick Bruel dans cette procédure.
Sa cliente se dit « outrée » par cette situation. Elle s’interroge sur les moyens nécessaires pour que sa parole soit entendue, témoignant d’un sentiment d’injustice face au déroulement de l’instruction.
Un dossier judiciaire particulièrement lourd
Des dizaines de plaintes accumulées
L’ampleur du dossier est considérable. Au moins 31 plaintes ont été déposées contre l’interprète, couvrant une période s’étendant de 1991 à 2019.
Les chefs d’accusation sont multiples et graves : viols, tentatives de viol, agressions sexuelles et harcèlement sexuel. Un nouvel élément est venu s’ajouter durant l’été avec une plainte supplémentaire pour « tentative de viol ».
Les obligations imposées par la justice
Malgré l’assouplissement évoqué, le chanteur reste soumis à des contraintes strictes. Il doit respecter une interdiction totale de contact avec les femmes qui l’accusent.
L’accès aux salons de massage lui est également formellement interdit. Par ailleurs, il est tenu de suivre des soins psychologiques dans le cadre de son contrôle judiciaire.
Une dimension financière importante accompagne ces mesures : la justice a exigé le versement d’une caution de 500 000 euros.
La défense rejette les accusations de privilège
Les conseils juridiques de l’artiste montent au créneau. Ils réfutent catégoriquement l’idée que leur client bénéficierait d’un quelconque « passe-droit » dans cette affaire.
Selon eux, il convient de rappeler une distinction fondamentale : le contrôle judiciaire ne constitue pas une sanction. Il s’agit d’une mesure destinée à encadrer l’instruction en cours, précisent-ils.

