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Paris : une baby-sitter abandonne un enfant autiste pendant 4 heures

Un drame familial s’est noué dans la capitale lorsqu’une nounou a signalé la disparition d’un enfant qu’elle était censée surveiller. Ce qui semblait être une alerte pour retrouver un mineur s’est rapidement transformé en affaire de maltraitance et d’abandon, révélant une situation bien plus grave que celle initialement rapportée aux autorités.

Une disparition qui cache un délaissement criminel

Le 27 juin dernier, Elvire P., employée comme baby-sitter dans le 20e arrondissement de Paris, a contacté la police pour signaler la disparition de l’enfant autiste de 10 ans dont elle avait la charge. Mais l’intervention des forces de l’ordre a révélé une toute autre réalité.

Contrairement à ses déclarations initiales affirmant une absence de seulement vingt minutes, les enquêteurs ont établi que la nounou avait en réalité abandonné l’enfant pendant au moins quatre heures. Une négligence qui l’a conduite à être poursuivie pour délaissement de mineur de moins de 15 ans.

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Des conditions de détention inhumaines

Lorsque les policiers sont intervenus au domicile familial, ils ont découvert une scène bouleversante. L’enfant se trouvait nu, enfermé à clé dans une chambre surchauffée, entouré de déchets et de déjections. Une bouteille d’eau vide gisait au sol, seule ressource apparemment mise à sa disposition.

Plus inquiétant encore, aucun adulte n’était présent dans l’appartement au moment de la découverte du garçon, confirmant l’abandon total de l’enfant vulnérable.

Prise en charge médicale et sociale immédiate

Face à la gravité de la situation, le jeune garçon a été immédiatement transporté à l’hôpital Robert Debré pour recevoir les soins nécessaires. Les services sociaux ont rapidement pris le relais, plaçant l’enfant sous la protection de l’Aide sociale à l’Enfance (ASE).

Une situation familiale complexe

L’enfant vivait sous la garde de son père, Alexandre S., après une séparation parentale. Le quotidien était organisé autour d’une fréquentation diurne dans un Institut médico-éducatif (IME), puis une garde assurée par des baby-sitters le soir.

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Ces nourrices auraient reçu une formation spécifique dispensée par le père, décrit par son entourage comme un parent « impliqué » et « attentif » aux besoins particuliers de son fils.

Des responsabilités parentales en question

Malgré cette image positive, Alexandre S. n’échappe pas à des questionnements sur sa responsabilité dans cette affaire. Il a été convoqué à un stage de responsabilisation parentale pour soustraction à ses obligations légales, une procédure qui pourrait déboucher sur des poursuites judiciaires.

Des sanctions pénales lourdes en perspective

L’audience correctionnelle concernant Elvire P. est programmée pour le 12 décembre à 13h30. La baby-sitter encourt jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende pour délaissement de mineur de moins de 15 ans, des peines qui reflètent la gravité des faits reprochés.

Quant au père, s’il devait être poursuivi pour soustraction à ses obligations parentales, il s’exposerait également à des sanctions pénales, bien que moins sévères que celles encourues par la nounou.

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