Elle tue son compagnon violent et dissimule le corps avec son père
Un crime familial aux ramifications complexes a été dévoilé après plusieurs mois d’enquête. Une jeune femme a reconnu avoir commis un homicide face aux violences répétées qu’elle subissait, avant de tenter de dissimuler son acte avec l’aide d’un proche.
Un meurtre suivi d’une disparition mystérieuse
Dans la petite ville de Mazamet, dans le Tarn, une affaire criminelle a bouleversé la communauté locale. Une femme de 32 ans a été placée en détention après avoir avoué avoir tué son compagnon d’un tir de carabine à la tête.
L’homme, Jean-Baptiste Moutassié, âgé de 29 ans, avait été signalé comme disparu par sa propre compagne, qui s’est avérée être son meurtrière. Ce signalement avait immédiatement déclenché l’ouverture d’une enquête pour disparition inquiétante.
Des soupçons rapidement orientés vers l’entourage
Les enquêteurs de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) n’ont jamais vraiment cru à l’hypothèse d’une disparition volontaire. Un élément crucial a particulièrement attiré leur attention : la victime venait tout juste de signer un contrat à durée indéterminée, rendant peu plausible un départ soudain et non préparé.
Face à ces incohérences, les forces de l’ordre ont placé tous les membres de la famille en garde à vue, ce qui a finalement permis de faire éclater la vérité sur cette affaire.
Les violences conjugales au cœur du drame
Lors de sa garde à vue, la trentenaire a expliqué son geste en évoquant un contexte de violences récurrentes. Elle a notamment mentionné les « humiliations quotidiennes » qu’elle et ses enfants subissaient de la part de la victime.
Plusieurs témoins ont d’ailleurs corroboré cette version des faits, confirmant l’existence d’un climat de violence au sein du foyer. Ces témoignages pourraient constituer un élément important dans la suite de la procédure judiciaire.
Une complicité familiale dans la dissimulation
Après avoir commis l’homicide, la jeune femme n’a pas agi seule. Elle a sollicité l’aide de son père, âgé de 61 ans, pour dissimuler le corps de la victime.
Ce dernier a transporté la dépouille de Jean-Baptiste Moutassié jusque dans une zone montagneuse de l’Hérault, où il l’a dissimulée sous des pierres, dans le lit d’une rivière asséchée. C’est à cet endroit que les enquêteurs ont finalement retrouvé le squelette de la victime.
Les suites judiciaires de l’affaire
Suite à ces événements, la mère de la meurtrière a été libérée sans qu’aucune poursuite ne soit engagée contre elle, n’ayant apparemment pas participé aux actes criminels.
En revanche, le père sexagénaire a été mis en examen pour « modification de l’état des lieux d’un crime » et « recel de cadavre ». Il a toutefois été placé sous contrôle judiciaire, évitant ainsi l’incarcération.
Quant à la principale mise en cause, elle reste détenue et devra répondre de l’homicide devant la justice, même si le contexte de violences conjugales pourrait être pris en considération dans l’examen de son dossier.

