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Meurtre de deux Françaises : le Portugal défie la justice française

L’affaire prend une tournure juridique inattendue. Alors que la justice française réclame le suspect d’un double homicide particulièrement glaçant, les autorités portugaises opposent un refus catégorique à sa remise. En cause : deux femmes assassinées, mères de jeunes enfants, et un ex-membre des forces de l’ordre aujourd’hui derrière les barreaux au Portugal.

La justice portugaise bloque l’extradition

La Cour d’appel de Coimbra a rejeté l’exécution du mandat d’arrêt européen émis par Paris. Sa motivation ? Les infractions présumées auraient été commises « entièrement ou en partie sur le territoire national » portugais. Une décision qui suscite la colère des familles des victimes.

Cédric Prizzon, ancien policier et joueur de rugby, a été interpellé le 25 mars dernier sur le sol lusitanien. Une procédure judiciaire a aussitôt été ouverte contre lui au Portugal, compliquant considérablement les démarches françaises.

Des victimes tuées dans des circonstances dramatiques

Angela Legobien et Audrey Cavalié, toutes deux françaises, ont été retrouvées sans vie dans un secteur reculé du district de Bragança. Leurs corps gisaient à environ 100 kilomètres de l’endroit où le suspect a été arrêté, dans la région de Guarda.

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Les deux femmes partageaient un lien tragique : elles étaient les mères des deux jeunes enfants de Prizzon. L’une était sa compagne au moment des faits, l’autre son ancienne partenaire.

Une expertise contestée par la défense des familles

Me Fabien Arakélien, qui représente la mère d’Audrey Cavalié, ne décolère pas face au refus portugais. L’avocat s’appuie sur une expertise de morpho-analyse démontrant qu’une portion des actes criminels a été perpétrée en France.

« Une expertise de morpho-analyse prouvant qu’une partie des faits a été commise en France », martèle-t-il, appelant les autorités françaises à agir rapidement pour obtenir justice.

Le silence portugais irrite les avocats français

Elsa Cazor, conseil de la mère d’Angela Legobien, dénonce un manque flagrant de communication. Les autorités portugaises refusent non seulement l’extradition, mais également de fournir un accès complet au dossier d’instruction.

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Cette opacité administrative complique le travail des défenseurs des familles endeuillées. Les proches des victimes se retrouvent dans une impasse juridique, partagés entre deux systèmes judiciaires qui peinent à coopérer efficacement.

Un suspect au profil atypique

Le parcours de Cédric Prizzon détonne dans ce type d’affaires criminelles. Ancien membre des forces de police, il a également évolué dans le milieu du rugby. Son passé professionnel soulève des questions sur les mécanismes de détection des comportements violents.

L’homme est aujourd’hui écroué au Portugal, où il fait l’objet d’une procédure distincte. Les familles attendent désormais une mobilisation diplomatique pour que le dossier progresse et que les responsabilités soient établies.

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