Meurtre à Châteaulin : un père accusé après des aveux terrifiants
Une tragédie familiale secoue la Bretagne. Un quinquagénaire vient d’être mis en examen et placé derrière les barreaux pour avoir tué sa propre fille adolescente. Le corps de la jeune victime a été retrouvé enterré dans le département, mettant fin à plusieurs semaines d’angoisse après sa disparition.
La macabre découverte à Châteaulin
Mercredi dernier, les enquêteurs ont mis au jour le corps sans vie d’une adolescente de 15 ans, née en 2009, sur la commune de Châteaulin. La dépouille de la jeune fille était enterrée, dissimulée aux regards depuis le 8 mars 2026, date à laquelle elle avait été signalée disparue.
Son père, un homme de 55 ans originaire de Mayotte, a fini par craquer sous la pression des investigations. Placé en garde à vue mardi, il a admis la mort de sa fille et fourni des indications précieuses permettant de localiser le corps.
Les aveux du suspect sur une altercation mortelle
Lors de son audition, le quinquagénaire a livré sa version des faits. Il a évoqué « une altercation, au cours de laquelle il aurait frappé sa fille, faits selon lui survenus le dimanche 8 mars 2026, en son domicile situé au Relecq-Kerhuon ».
L’homme a été mis en examen pour meurtre aggravé, enlèvement et séquestration. Il a été immédiatement placé en détention provisoire. Pour ces accusations, il risque la réclusion criminelle à perpétuité.
Un passé judiciaire accablant
Ce drame intervient dans un contexte déjà extrêmement troublant. Le père était déjà sous contrôle judiciaire pour des faits de nature sexuelle commis sur cette même enfant.
Des révélations glaçantes en milieu scolaire
En novembre 2024, la victime s’était confiée dans le cadre scolaire. Elle avait révélé avoir subi « de viols de la part de son père, entre ses 11 et 14 ans » et évoqué « une possible administration d’un médicament à ces occasions ».
Suite à ces déclarations, les trois filles mineures du foyer avaient fait l’objet d’un placement provisoire en urgence. Une enquête pénale avait été ouverte par le parquet.
Une enquête initialement au point mort
Toutefois, l’investigation avait connu des difficultés pour progresser. La jeune victime n’avait pas souhaité évoquer les faits avec les enquêteurs. Sa famille ne rapportait aucun élément pouvant confirmer ou infirmer les propos de la mineure.
La situation a basculé après la disparition de l’adolescente en mars dernier. Ses sœurs ont alors confirmé « le comportement déplacé » de leur père, « ainsi que des passages à l’acte ».
Une mise en examen pour viols incestueux en avril
En avril, le quinquagénaire avait été mis en examen dans le cadre d’une information judiciaire. Les chefs d’accusation comprenaient « viols incestueux et agressions sexuelles sur mineure, administration de substance nuisible et soustraction de mineure ».
Le dossier judiciaire s’épaissit dramatiquement avec cette nouvelle mise en examen pour homicide. L’enquête se poursuit pour établir les circonstances exactes du décès de cette adolescente dont la vie a été marquée par la violence.

