Double meurtre : la France déchirée par le procès au Portugal
L’affaire secoue les familles des victimes et ravive les tensions diplomatiques entre Paris et Lisbonne. Un ancien policier français, également joueur de rugby, est au cœur d’une bataille judiciaire sans précédent. Soupçonné d’avoir tué deux femmes, mères de ses enfants, il restera finalement jugé au Portugal, malgré les appels désespérés des proches.
Un double meurtre aux circonstances glaçantes
Cédric Prizzon, l’homme au centre de cette tragédie, est accusé d’avoir assassiné Angela Logobien, 26 ans, et Audrey Cavalié, 40 ans. La première était la mère de sa fille de 18 mois, la seconde celle de son fils de 12 ans.
Les deux corps ont été découverts enterrés dans le district de Bragança, une région isolée du nord-est portugais. Les charges retenues contre lui sont lourdes : homicide aggravé, enlèvement et profanation de cadavre.
Une arrestation riche en découvertes troublantes
Lorsque les autorités portugaises ont interpellé Cédric Prizzon, celui-ci présentait de faux papiers d’identité. La fouille de son véhicule a révélé un arsenal inquiétant : plaques d’immatriculation frauduleuses, une somme importante d’argent liquide et un fusil à pompe.
L’ancien policier fait également face à des accusations de violence domestique, faux et usage de faux, ainsi que port d’arme illégal.
Le Portugal campe sur sa décision
Malgré un mandat d’arrêt européen émis par la France, Lisbonne refuse catégoriquement l’extradition de Prizzon. L’homme, actuellement en détention provisoire, sera donc jugé sur le sol portugais.
Cette décision provoque l’incompréhension et la colère des familles des victimes, qui militent ardemment pour que le procès se tienne en France.
Des familles dévastées par le manque de considération
Les parents d’Angela Logobien ne cachent pas leur amertume face à la gestion de l’affaire. Emilie Schipper, mère de la jeune femme assassinée, critique ouvertement le choix du Portugal de garder l’accusé sur son territoire.
Jérôme Legobien-Cadillac, père d’Angela, dénonce quant à lui le traitement réservé aux enquêteurs français au Portugal. Les familles déplorent un manque d’informations chronique et une communication défaillante avec les autorités portugaises.
Une lettre de prison qui ravive la douleur
Comme si le drame ne suffisait pas, les proches des victimes ont reçu une lettre de Cédric Prizzon, rédigée depuis sa cellule. Les familles qualifient ce courrier de cruel, ajoutant une souffrance supplémentaire à leur épreuve.
Cette missive inattendue a renforcé leur détermination à obtenir justice pour Angela et Audrey, deux mères brutalement arrachées à leurs enfants.
Une bataille judiciaire franco-portugaise
Le refus d’extradition soulève des questions sur la coopération judiciaire européenne. Les tensions diplomatiques s’intensifient alors que les familles réclament que le procès se déroule en France, où les victimes vivaient.
Pour l’heure, Cédric Prizzon demeure incarcéré au Portugal, où il devra répondre de ses actes devant la justice portugaise. Un épilogue judiciaire qui ne satisfait pas les familles endeuillées, toujours en quête de vérité et de reconnaissance.

