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« Je vois mon gamin mourir » : le témoignage du père de Matthéo, agressé sur un terrain de foot

Un match de football infantil vire au drame dans le Pas-de-Calais. Ce qui devait être une rencontre sportive entre jeunes joueurs s’est transformé en une scène de violence intolérable. Les faits, d’une gravité exceptionnelle, soulèvent une fois de plus la question de la violence dans le sport amateur et de la protection des mineurs sur les terrains.

Une agression collective d’une rare violence

Le vendredi 8 mai 2026, à Vendin-le-Vieil, Matthéo, un jeune footballeur de 9 ans, a été victime d’une agression brutale. Cinq joueurs de l’AS Creil se sont acharnés sur l’enfant, le frappant violemment au visage et au corps.

La scène s’est déroulée sous les yeux horrifiés des spectateurs, dont Matthieu, le père de la victime qui est également coach de l’AS Auchy-les-Mines. Face à la violence de l’attaque, il a dû intervenir pour secourir son fils.

Le témoignage glaçant du père

Matthieu se souvient de ces instants terrifiants avec émotion. « Ils étaient en train de taper dessus… Je vois mon gamin mourir », confie-t-il, décrivant la scène insoutenable à laquelle il a assisté.

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L’état de Matthéo était si préoccupant qu’il a fallu le transporter d’urgence à l’hôpital de Lens. Les conséquences physiques de cette agression auraient pu être dramatiques.

Des séquelles psychologiques profondes

Si l’état physique de l’enfant s’est heureusement stabilisé, les blessures invisibles sont bien plus inquiétantes. Matthéo souffre de traumatismes psychologiques sévères suite à cette agression.

Les nuits du jeune garçon sont désormais hantées par le souvenir de l’attaque. Il se réveille en criant : « Laissez-moi tranquilles, laissez-moi, frappez-moi pas », révélant l’ampleur du choc subi.

Une plainte annoncée et un appel à la responsabilité

Déterminé à obtenir justice, le père de Matthéo envisage de porter plainte non seulement contre les jeunes agresseurs, mais aussi contre l’encadrement de l’AS Creil. Il estime que la responsabilité des adultes présents doit être engagée.

Son message est clair et alarmant : « Il ne faut pas qu’il y ait un enfant tué pour qu’on agisse ». Une déclaration qui résonne comme un avertissement sur les dérives de la violence dans le football amateur.

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Les réactions des clubs concernés

Du côté de l’AS Creil, la condamnation de l’agression a été immédiate. Le président du club a pris position fermement : la violence « n’a pas sa place sur un terrain de foot ».

L’AFC Creil a publié un communiqué officiel le dimanche 10 mai, annonçant des mesures disciplinaires fermes à l’encontre des joueurs impliqués. Le club a également présenté des excuses sincères à Matthéo et à l’AS Auchy-les-Mines.

Un incident qui interroge le sport amateur

Cette affaire relance le débat sur la formation à la citoyenneté sportive et l’encadrement des jeunes footballeurs. Comment de si jeunes joueurs peuvent-ils en arriver à une telle violence collective ?

Les autorités sportives et les clubs sont appelés à renforcer leur vigilance pour prévenir de tels débordements et protéger les enfants sur les terrains.

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