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Incendie mortel : le couple Moretti au cœur d’un scandale explosif

Un drame qui a coûté la vie à 41 personnes et fait 115 blessés continue de soulever des questions. Les gérants d’un établissement de Crans-Montana se retrouvent au cœur d’une enquête qui met en lumière des échanges de messages pour le moins inquiétants, envoyés avant la catastrophe.

Des messages prémonitoires qui interrogent

Jessica et Jacques Moretti, à la tête du Constellation à Crans-Montana, ont dû répondre aux questions des enquêteurs concernant des SMS échangés avec leur personnel. Ces communications, antérieures au sinistre, révèlent une conscience du danger.

L’un de ces messages, adressé par Jessica Moretti à un membre de l’équipe, évoque explicitement les risques liés au revêtement du plafond : « S’ils veulent des scintillants faites très attention, restez jusqu’à ce que le scintillant s’éteigne car s’il tombe, sur le canapé ou le sol et crame la mousse au plafond, le Constel brûle… ».

Face aux autorités, la propriétaire a cherché à minimiser la portée de ses propos en affirmant que ce message avait été rédigé au « second degré ». Une explication qui peine à convaincre au regard de la gravité des faits.

Une facture suspecte et des zones d’ombre

L’enquête a pris un nouveau tournant avec l’annonce de charges supplémentaires à l’encontre de Jessica Moretti. Elle est désormais poursuivie pour faux en titres, en lien avec une facture frauduleuse concernant le matériau acoustique qui s’est embrasé.

La provenance exacte de cette mousse demeure un mystère. Les investigations n’ont pas encore permis d’établir avec certitude l’origine du revêtement qui a joué un rôle déterminant dans la propagation des flammes.

Des versions contradictoires sur l’achat du matériau

Jacques Moretti avait initialement déclaré s’être procuré la mousse acoustique dans un magasin de bricolage suisse. Par la suite, il a modifié son récit, sans apporter de précisions supplémentaires sur les circonstances réelles de cet achat.

Ces changements de version alimentent les doutes sur la traçabilité du matériau et sur les responsabilités dans le choix d’un revêtement potentiellement dangereux.

Le mystère de la porte de secours

Un autre élément crucial de l’enquête concerne une issue de secours qui aurait été inaccessible au moment du drame. Les déclarations divergent sur ce point sensible.

Un membre du personnel avait confirmé aux enquêteurs que la porte était effectivement bloquée. Cette information revêt une importance capitale, puisqu’elle aurait pu empêcher l’évacuation rapide des victimes.

Le couple Moretti conteste cette version et soutient que la porte était maintenue bloquée en « position ouverte ». Une affirmation qui entre en contradiction directe avec le témoignage de leur employé.

Des incohérences qui compliquent l’enquête

Ces contradictions successives ralentissent les investigations et obscurcissent l’établissement des responsabilités. Les autorités doivent démêler un écheveau de déclarations contradictoires pour reconstituer précisément les conditions qui ont favorisé cette tragédie.

L’enquête se poursuit pour déterminer si des négligences ou des manquements aux normes de sécurité ont contribué à l’ampleur de ce drame qui reste ancré dans les mémoires.

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