paysage_cevennes_routeSociété / Faits Divers 

Il fond en larmes au tribunal d’Alès après avoir violenté sa compagne : « Je voulais juste la pousser »

Dans les Cévennes gardoises, une affaire de violences conjugales a conduit un homme de 37 ans devant le tribunal correctionnel d’Alès. Entre accusations, larmes et dénégations, ce procès met en lumière un schéma classique de violences répétées au sein d’un couple en crise. L’audience du 8 juin a révélé des faits troublants survenus quelques jours plus tôt.

Une intervention en urgence d’un gendarme

Le 3 juin dernier, la situation a basculé près d’Avèze, dans le nord-ouest du département du Gard. Après avoir soupçonné sa compagne d’infidélité, le prévenu l’a retrouvée et suivie. La confrontation a rapidement dégénéré en violences physiques.

Un gendarme en repos a dû intervenir pour séparer le couple. Son action a permis d’éviter que la situation ne s’aggrave davantage. La victime a immédiatement fait état de coups et présenté ses blessures, évoquant également des violences antérieures.

Un prévenu qui minimise les faits

Installé depuis un an dans les Cévennes gardoises, l’homme de 37 ans a passé l’intégralité de son procès à pleurer. Il n’a reconnu que des gestes mineurs, affirmant « juste l’avoir poussée », tout en multipliant les justifications.

Autre nouvelle insolite :   Elle donne naissance à un bébé de 6,5 kg : devinez à quoi il ressemble à l'âge de 6 ans !

La présidente de l’audience, Claire Sarode, a pointé du doigt son comportement. Elle a souligné qu’il avait forcé la confrontation avec sa compagne, provoquant ainsi l’escalade des violences.

Des excuses qui sonnent creux

De son côté, la victime a exprimé sa frustration lors de l’audience. Elle a déclaré : « s’il m’avait laissé dix minutes pour souffler, on n’en serait pas là. » Une phrase qui résume l’impossibilité de désamorcer les tensions face à l’insistance du prévenu.

Le réquisitoire du parquet

Le représentant du ministère public n’a pas mâché ses mots. Il a observé que « ce n’est jamais la faute de Monsieur », soulignant le refus systématique de responsabilité de la part du prévenu.

Le parquet a requis une peine d’un an de prison ferme, accompagnée de la révocation d’un sursis simple de huit mois prononcé antérieurement. Une sanction justifiée par la gravité des faits et les antécédents du prévenu.

Autre nouvelle insolite :   Emportée par l'ouragan "Hélène", elle doit la vie à un journaliste en plein reportage !

La plaidoirie de la défense

Me Guillaume Garcia, avocat de la défense, a tenté de minimiser la portée des actes. Selon lui, son client « s’énerve, mais ne donne pas de coups » et se trouve « en perte de dignité à ce moment-là. »

Cette stratégie n’a pas convaincu le tribunal. Les blessures constatées et les témoignages ont pesé lourdement dans la balance.

Une condamnation ferme

Le tribunal a finalement prononcé une peine de huit mois de prison, dont quatre mois assortis d’un sursis probatoire. La moitié du sursis simple précédemment accordé a également été révoquée.

Cette décision marque une volonté de sanctionner fermement les violences conjugales, tout en laissant une chance de réinsertion au condamné sous contrôle judiciaire.

Articles similaires