Derrière les fourneaux de ce commerce banal, cet homme cachait un secret à 72 000 euros
Une affaire hors du commun s’est dévoilée devant la justice belge. Entre frites croustillantes et sachets de drogue, un commerce en apparence banal cachait un trafic lucratif qui a duré plusieurs années. Les enquêteurs ont découvert une combine aussi surprenante qu’audacieuse.
Une cachette originale dans la friterie
Le gérant d’une friterie belge, âgé de 47 ans, a comparu devant le tribunal de Malines le jeudi 4 juin 2026. L’homme est accusé d’avoir écoulé de la cocaïne pendant quatre ans tout en servant ses clients habituels.
Le procureur a révélé les détails surprenants de cette affaire : « Onze pochons de drogue étaient cachés dans le distributeur de sauce curry ». Une planque aussi discrète qu’inattendue pour dissimuler la marchandise illicite.
Lors de son interpellation, les forces de l’ordre ont mis la main sur 70 grammes supplémentaires de poudre blanche dans le véhicule du commerçant. De quoi confirmer l’ampleur de son activité parallèle.
Un trafic lucratif révélé par l’analyse du téléphone
L’examen du téléphone portable du suspect a permis aux enquêteurs de reconstituer l’historique de son commerce illicite. Les preuves démontrent que le trafic se poursuivait depuis près de quatre ans.
Les investigations ont révélé que l’activité clandestine aurait généré au moins 72 550 euros de bénéfice. Une somme considérable qui ne représenterait qu’une partie de la réalité.
Le ministère public reste prudent quant aux montants : « Il s’agit probablement d’une sous-estimation du montant réel », souligne le procureur dans son réquisitoire.
Un récidiviste déjà condamné en 2016
Ce n’est pas la première fois que cet homme se retrouve devant la justice pour des faits similaires. En 2016, il avait déjà écopé d’un an de prison avec sursis.
À cette époque, l’accusé gérait son trafic « depuis son café ». Un mode opératoire comparable à celui découvert dans sa friterie, prouvant une certaine continuité dans ses activités illégales.
Un homme qui reconnaît les faits
Face au tribunal, le quadragénaire ne conteste pas les accusations portées contre lui. L’homme a exprimé ses regrets en déclarant avoir « honte » de ce qu’il a fait.
Pour justifier son comportement, il invoque des difficultés financières provoquées par la crise sanitaire ainsi qu’une addiction personnelle. Des explications qui pourraient être prises en compte lors du délibéré.
Les réquisitions du parquet
Le ministère public ne fait preuve d’aucune clémence dans cette affaire de récidive. Les magistrats requièrent une peine de trois ans de prison à l’encontre du patron de friterie.
S’ajoute à cette demande d’incarcération une amende de 24 000 euros, destinée à sanctionner les bénéfices tirés de ce commerce illicite.
Le verdict final sera prononcé le 24 juin 2026. Le tribunal devra trancher entre la reconnaissance des faits par l’accusé et la gravité de la récidive après une première condamnation.

