voiture-technologie-sécuritéSociété / Faits Divers 

Harcèlement connecté : une Tesla détournée pour traquer une victime

Les violences conjugales prennent désormais des formes inédites avec l’essor des technologies connectées. En Australie, un homme a été condamné pour avoir transformé le véhicule électrique de son ancienne compagne en instrument de harcèlement à distance. Cette affaire illustre les nouveaux dangers auxquels sont confrontées les victimes de violences domestiques à l’ère numérique.

Une peine de prison ferme pour harcèlement technologique

Le tribunal de Sydney a condamné Enrico Pucci, âgé de 50 ans, à deux ans et trois mois d’emprisonnement. La justice australienne a imposé une période de sûreté de quinze mois, durant laquelle aucune libération conditionnelle ne sera possible.

Cette condamnation fait suite à un total de trente infractions recensées par les autorités. Parmi elles figurent des actes de harcèlement, des agressions physiques, des strangulations et des menaces de mort répétées.

Le véhicule électrique détourné en outil de surveillance

En novembre 2025, le quinquagénaire a utilisé l’application mobile Tesla pour prendre le contrôle à distance du véhicule de sa victime. Cette manipulation technologique lui permettait d’intervenir sur plusieurs fonctions essentielles du véhicule électrique.

Des interventions dangereuses et répétées

L’homme a régulièrement modifié la température de l’habitacle, rendant les trajets particulièrement inconfortables. Il tentait également de déconnecter le véhicule lorsque celui-ci était branché sur une borne de recharge.

Plus inquiétant encore, il activait le mode voiturier, bridant artificiellement la vitesse maximale à 40 km/h. Cette limitation créait des situations potentiellement accidentogènes sur les routes australiennes.

Quatre années de terreur pour la victime

La victime, qui avait partagé plusieurs années de sa vie avec Enrico Pucci, a subi quatre ans de violences conjugales. Le piratage de sa Tesla représentait une escalade supplémentaire dans le cycle de violence qu’elle subissait.

L’installation d’un profil de contrôle parental à son insu transformait chaque trajet en source d’angoisse. Les alarmes déclenchées en pleine nuit la terrifiaient régulièrement, perturbant son sommeil et son équilibre psychologique.

Des risques d’accidents provoqués volontairement

Les limitations de vitesse imposées par l’agresseur auraient pu causer des accidents graves. Sur certaines voies rapides, rouler à 40 km/h représente un danger majeur pour le conducteur comme pour les autres usagers de la route.

Une procédure judiciaire encore en cours

Après avoir vécu ces événements traumatisants, la victime a finalement déposé plainte auprès des autorités australiennes. Son témoignage a permis d’établir l’ampleur des agissements de son ex-compagnon.

Malgré sa condamnation, Enrico Pucci a décidé de faire appel du jugement rendu par le tribunal de Sydney. Une nouvelle audience est programmée pour le mois d’octobre prochain.

Cette affaire soulève des questions essentielles sur la sécurité des véhicules connectés et les moyens de protéger les victimes de violences conjugales face aux nouvelles formes de harcèlement numérique.

Articles similaires