Cambriolage chez Donnarumma : le cerveau condamné à neuf ans de prison
L’affaire avait secoué le monde du football en juillet 2023. Le gardien de but du Paris Saint-Germain et sa compagne avaient vécu un véritable cauchemar lors d’un cambriolage violent dans leur domicile parisien. Dix-huit mois plus tard, la justice vient de rendre son verdict à l’encontre des responsables de cette agression traumatisante.
Une lourde peine pour le cerveau de l’opération
Ilyas Kherbouch, connu sous le pseudonyme « Ganito », a été condamné à neuf années d’emprisonnement par la justice française. Ce trentenaire était accusé d’avoir orchestré le cambriolage qui a visé Gianluigi Donnarumma et sa compagne Alessia Elefante.
Le ministère public avait pourtant réclamé une sanction encore plus sévère, sollicitant une peine de dix ans de réclusion. L’individu était déjà impliqué dans plusieurs affaires de séquestrations, alourdissant considérablement son casier judiciaire.
La relaxe surprenante du second suspect
Khyan M., âgé de 22 ans, a quant à lui bénéficié d’une relaxe totale. Ce verdict a surpris d’autant plus que le parquet avait requis neuf ans de prison à son encontre en tant que second commanditaire présumé.
Me Céline Dadouat, l’avocate du jeune homme, n’a pas caché sa satisfaction face à cette décision judiciaire. Elle s’est déclarée « satisfaite et soulagée par le verdict ».
Un braquage ultraviolent en plein Paris
Les faits remontent à juillet 2023, lorsque le couple s’était retrouvé piégé dans son appartement situé avenue Montaigne, l’une des artères les plus prestigieuses de la capitale.
Sept hommes ont pris part à cette expédition criminelle, bien que certains n’aient jamais été formellement identifiés. Les victimes ont été retenues contre leur volonté, le gardien italien a été physiquement agressé tandis que sa compagne subissait une tentative de strangulation.
Un butin de plusieurs centaines de milliers d’euros
Les malfaiteurs sont repartis avec un butin estimé à moins d’un million d’euros. Leur razzia comprenait des espèces, des pièces de joaillerie, des montres de collection et plusieurs sacs à main de marques de luxe.
Moktar D., l’un des participants actifs au cambriolage, a écopé d’une condamnation à cinq ans de prison, dont deux ans assortis du sursis.
Des conséquences dramatiques au-delà du vol
L’affaire a provoqué ce que les enquêteurs ont qualifié de « deux morts collatérales ». Ces drames indirects révèlent toute la gravité de l’enchaînement des événements.
La compagne d’Elefante a subi une fausse couche à la suite du choc émotionnel provoqué par l’agression. Un autre homme, présent le soir du cambriolage, s’est donné la mort après avoir été menacé d’être considéré comme une « balance ».
Un procès sous haute tension
L’audience s’est déroulée dans une atmosphère particulièrement électrique. Ilyas Kherbouch a notamment proféré des insultes à l’encontre des forces de l’ordre présentes dans la salle.
Les débats ont également été l’occasion de revenir sur le parcours chaotique du principal condamné, marqué par une enfance violente et une évasion pénitentiaire.
Les regrets de la défense
Me Alfred Reboul, l’un des avocats impliqués dans l’affaire, a exprimé sa déception face aux conditions du procès. Il a regretté la difficulté d’analyser le dossier avec la précision et la mesure nécessaires, compte tenu de l’ambiance tendue qui régnait lors des audiences.

