Grasse : 27 cadavres de chats découverts dans un congélateur
La maltraitance animale prend parfois des formes insoupçonnées. Derrière la porte d’un domicile grassois, c’est un véritable drame silencieux qui s’est joué pendant des mois, jusqu’à ce que les autorités et une association de protection animale découvrent l’ampleur d’une situation hors de contrôle.
Une macabre découverte dans un appartement de Grasse
Le 28 août 2025, les gendarmes de Vence accompagnés des bénévoles de l’association Les Chats de Stella pénètrent dans le logement d’une femme de 40 ans. Ce qu’ils y trouvent dépasse l’entendement : 40 chats vivants en piteux état, évoluant au milieu d’un amoncellement de déchets.
Mais le plus choquant se trouve dans le congélateur. Les enquêteurs y découvrent 27 cadavres de félins : 15 chatons et 12 chats adultes, conservés dans le froid. Certains animaux seraient décédés dans des accidents de la route, selon les premiers éléments de l’enquête.
Des conditions de vie déplorables pour les animaux
L’état des félins vivants témoigne de négligences graves et répétées. Les animaux présentaient des malformations et n’avaient bénéficié ni de stérilisation ni de vaccination pour la plupart d’entre eux.
Cette absence de soins vétérinaires a favorisé une reproduction incontrôlée et la propagation de maladies dans un environnement déjà insalubre. Une situation qualifiée de « maltraitance passive » par les autorités judiciaires.
Les justifications troublantes de la prévenue
Face au tribunal correctionnel, Madame E. a tenté d’expliquer son comportement. Elle a déclaré ne pas avoir pu enterrer les dépouilles et s’est décrite comme désorganisée et dans l’incapacité financière de faire stériliser ses animaux.
La quadragénaire a également confié considérer les chats comme sa famille et affirmer ne pas pouvoir vivre sans eux. Des propos révélateurs d’un attachement maladif ayant conduit à une situation dramatique.
Le verdict du tribunal
Le tribunal correctionnel de Grasse a rendu son jugement mardi 2 juin. La prévenue a écopé de six mois de prison avec sursis, assortis d’un sursis probatoire de deux ans. Cette mesure comprend une obligation de soins, jugée indispensable au vu des troubles comportementaux révélés.
La demande des associations de protection animale
Maître Clara Léger-Roustan, qui représentait les associations de défense des animaux lors de l’audience, a réclamé la confiscation définitive des animaux. Une mesure visant à garantir qu’une telle situation ne puisse se reproduire.
Cette affaire rappelle l’importance de la vigilance collective face aux situations de négligence animale, même lorsqu’elles sont motivées par un attachement démesuré plutôt que par de la cruauté délibérée.

