Chatiw visé par la justice : un danger non modéré pour les mineurs
Les plateformes de discussion en ligne continuent d’inquiéter les autorités françaises. Malgré la fermeture récente de certains sites controversés, d’autres interfaces persistent à permettre des échanges non modérés, exposant potentiellement les plus jeunes à des risques majeurs. Face à cette menace, l’État intensifie sa riposte judiciaire.
Chatiw dans le viseur de la haute-commissaire à l’Enfance
Sarah El Haïry a déclenché une procédure judiciaire visant la plateforme Chatiw. Ce site de messagerie instantanée pose problème en raison de son fonctionnement particulièrement permissif.
Les utilisateurs peuvent y échanger via messagerie privée sans aucune vérification d’âge ni même de validation d’adresse électronique. Cette absence totale de contrôle préalable facilite l’accès des mineurs à des contenus et des contacts potentiellement dangereux.
Une mobilisation administrative coordonnée
La haute-commissaire a actionné plusieurs leviers institutionnels simultanément. Le 28 avril, Pharos – la plateforme gouvernementale dédiée au signalement de contenus illicites sur internet – a été officiellement saisi du dossier.
Quelques jours plus tard, le 1er mai, l’Arcom ainsi que le parquet de Paris ont à leur tour été alertés. Cette coordination témoigne de la gravité des faits constatés.
Des signalements préoccupants
Les services compétents ont reçu plusieurs alertes concernant des messages à caractère sexuel circulant sur Chatiw. Ces échanges problématiques ont motivé l’intervention rapide des autorités.
Un contexte judiciaire déjà chargé
L’affaire Chatiw s’inscrit dans une série d’actions menées contre des plateformes similaires. Une enquête judiciaire a été récemment lancée concernant Cocoland, accusé d’avoir facilité des agressions sexuelles sur mineurs.
Deux autres sites font également l’objet de procédures : Chaat.fr et legarçon.net. Les autorités ont également constaté la résurgence de « Coco », pourtant fermé par décision judiciaire en 2024.
Une méthodologie d’intervention systématique
La haute-commissaire à l’Enfance applique des critères précis avant toute saisine. Elle vérifie systématiquement l’absence de dispositifs de protection contre les prédateurs sexuels sur les plateformes fréquentées par des mineurs.
Dès lors qu’elle constate l’inexistence de vérification d’âge ou l’observation de comportements problématiques, elle déclenche automatiquement la saisine de Pharos puis de l’Arcom.
Cette approche méthodique vise à protéger efficacement les enfants et adolescents contre les dangers des espaces de discussion non sécurisés.

