Fraude à Barcelone : 124 502 euros dérobés aux sœurs clarisses
Un individu sans scrupule a exploité la générosité et la compassion de femmes consacrées pour leur soutirer une somme colossale. Cette affaire, révélée à Barcelone, illustre comment la confiance peut être détournée à des fins criminelles. Les faits se sont déroulés sur près d’un an avant que la supercherie ne soit découverte.
Une fausse détresse pour piéger les religieuses
Le couvent de Santa Maria de Jérusalem, situé dans le quartier de Vallvidrera à Barcelone, a été le théâtre d’une escroquerie d’envergure. Entre novembre 2025 et août 2026, un trentenaire de 33 ans a méthodiquement spolié les sœurs clarisses.
L’escroc s’est d’abord introduit dans le cercle de confiance de la communauté religieuse en se faisant passer pour un fournisseur de matières premières destinées à l’atelier du couvent. Cette première approche lui a permis d’établir une relation privilégiée avec les religieuses.
Un scénario bien rodé
Une fois la confiance établie, l’homme a déployé son stratagème frauduleux. Il a prétendu se trouver dans une situation financière critique, affirmant devoir régler des droits de succession liés à un héritage fictif.
Émues par cette histoire, les sœurs clarisses ont décidé d’apporter leur soutien financier à celui qu’elles considéraient alors comme un partenaire en difficulté. Leur générosité a été exploitée pendant près de dix mois.
124 502 euros disparus dans la nature
Le montant total de l’escroquerie s’élève à 124 502 euros, une somme considérable pour une communauté religieuse. Les versements se sont échelonnés durant plusieurs mois, sans éveiller immédiatement les soupçons.
Ce n’est qu’en septembre 2026 que la vérité a éclaté. Les religieuses ont alors pris conscience de l’ampleur de la tromperie dont elles avaient été victimes.
Le dépôt de plainte et l’ouverture de l’enquête
Confrontées à cette réalité, les sœurs clarisses ont immédiatement saisi les autorités judiciaires. Une plainte formelle a été déposée, déclenchant l’ouverture d’une enquête approfondie.
Les investigations ont rapidement permis d’identifier le suspect. Toutefois, l’homme demeurait introuvable dans un premier temps, compliquant les recherches des forces de l’ordre.
L’arrestation après une opération de surveillance
Les enquêteurs ont mis en place un dispositif de surveillance aux abords du couvent. Cette stratégie s’est révélée payante lorsque l’escroc, confiant ou imprudent, s’est de nouveau présenté à la maison religieuse.
L’interpellation s’est déroulée sans incident. Le trentenaire a été arrêté et doit désormais répondre de ses actes devant la justice pour fraude répétée.
L’argent reste introuvable
Malgré l’arrestation du suspect, les autorités n’ont pas encore réussi à localiser les fonds dérobés. Les 124 502 euros demeurent introuvables, laissant peu d’espoir aux religieuses de récupérer leur argent.
Cette affaire soulève des questions sur la vulnérabilité des communautés religieuses face à ce type de manipulation psychologique et financière.

