Doubs : une professeure disparue retrouvée morte, enquête en cours
Quatre mois après sa disparition, un dénouement tragique semble se dessiner dans le Doubs. Le 31 août 2026, un promeneur a fait une macabre découverte dans la forêt de Notre-Dame-du-Mont, à Thoraise. Le corps d’une femme gisait sans vie, et tout porte à croire qu’il s’agit de Sonia Vacheret, une professeure de 54 ans volatilisée depuis le 9 mai dernier.
Cette affaire avait mobilisé d’importants moyens de recherche et soulevé de nombreuses interrogations. Aujourd’hui, les autorités tentent de percer le mystère entourant cette mort.
Une découverte inattendue en pleine forêt
C’est lors d’une promenade ordinaire qu’un habitant de la région a alerté les secours. Dans un secteur boisé de Thoraise, il venait de tomber sur une dépouille humaine. Rapidement, les enquêteurs ont été dépêchés sur place pour débuter les constatations d’usage.
Des objets personnels ont été retrouvés à proximité immédiate du corps. Selon le procureur de la République Cédric Logelin, ces éléments laissent fortement présumer qu’il s’agit bien de l’enseignante portée disparue depuis plusieurs mois. Des analyses ADN et une autopsie sont actuellement en cours pour confirmer définitivement l’identité de la victime.
Le profil d’une femme sportive et appréciée
Sonia Vacheret enseignait au lycée Jules-Haag de Besançon. Sportive aguerrie, elle avait quitté son domicile de Montferrand-le-Château le 9 mai sans emporter ni son téléphone portable ni sa montre connectée, un détail qui avait immédiatement inquiété ses proches.
Sa disparition était survenue dans un contexte particulièrement douloureux : seulement cinq jours après le suicide de l’un de ses élèves. Cette tragédie avait profondément marqué l’établissement scolaire et l’ensemble de la communauté éducative.
Des recherches intensives restées vaines
Dès le signalement de sa disparition, une vaste opération de recherche avait été lancée. Les gendarmes de montagne, une équipe cynophile et même un hélicoptère avaient été mobilisés pour ratisser les environs, sans succès.
L’enquête pour disparition inquiétante n’avait révélé aucun indice suggérant l’intervention d’un tiers. Aucun témoignage ne permettait d’envisager un départ volontaire de la part de la quinquagénaire. Le mystère restait entier jusqu’à cette découverte du 31 août.
Une enquête pour déterminer les causes du décès
Le parquet a ouvert une enquête visant à établir les circonstances exactes de cette mort. Les investigations devront déterminer s’il s’agit d’un accident, d’un suicide ou d’un acte criminel.
Les résultats des expertises médico-légales seront déterminants pour orienter les recherches des enquêteurs. Plusieurs hypothèses demeurent sur la table en attendant les conclusions définitives.
Un parallèle troublant avec une autre disparition
Une autre affaire similaire avait également secoué le département : celle d’Aude Fagot, une infirmière disparue le 31 mai. Son véhicule avait été retrouvé abandonné en forêt à Jougne, à environ 90 kilomètres de la résidence de Sonia Vacheret.
Malgré cette coïncidence géographique et temporelle troublante, les enquêteurs n’ont établi aucun lien entre les deux dossiers. Selon un membre de l’enquête, rien dans les éléments recueillis ne permet de relier ces deux disparitions.
Les familles et les proches attendent désormais les résultats des analyses pour tourner une page douloureuse et obtenir enfin des réponses à leurs questions.

