Déchets sauvages : une habitante de Verviers menace d’amende au milieu de son calvaire
Dans certaines situations, les victimes se retrouvent paradoxalement sanctionnées. Une habitante de Verviers vit un véritable calvaire quotidien à cause d’incivilités répétées. Alors qu’elle subit des dépôts d’ordures sauvages dans son propre jardin, c’est elle qui risque aujourd’hui une sanction financière.
Des détritus abandonnés régulièrement par-dessus sa clôture
Bénédicte fait face à un fléau qui ne cesse de s’aggraver. Des inconnus déversent régulièrement leurs ordures dans son espace privé, soit en les lançant par-dessus la barrière, soit en les dissimulant derrière sa palissade.
La nature des déchets retrouvés témoigne d’un irrespect total : détritus en plastique, végétaux indésirables, racines arrachées, et même des résidus laissés par des travaux effectués sur la voie publique. Le plus choquant reste à venir.
« Les crasses en plastique, ça passe encore, je peux encore les ramasser. Les pots de glace, voilà. Mais maintenant, les excréments dans les sachets fermés… », témoigne-t-elle, dépassée par la situation.
Une sanction financière malgré son statut de victime
Une amende pouvant atteindre 250 euros plane désormais sur cette habitante. Une menace administrative qui s’ajoute à ses difficultés quotidiennes et à ses problèmes de santé.
Souffrant de douleurs dorsales chroniques, Bénédicte peine à gérer cette accumulation forcée d’immondices. Pourtant, elle multiplie les efforts pour maintenir les abords de son habitation dans un état correct.
Un fils mobilisé dans des conditions dangereuses
Son unique enfant vient régulièrement à sa rescousse pour ramasser les déchets. Mais la configuration de la rue en sens unique complique considérablement leur action et représente un danger.
« Je ne veux pas que mon fils se fasse tuer par un automobiliste », explique la mère de famille, inquiète pour la sécurité de son enfant lors de ces opérations de nettoyage non sollicitées.
Une demande simple face à une injustice flagrante
L’habitante formule des revendications mesurées. Elle souhaite avant tout être écoutée par les autorités et faire valoir sa situation de victime plutôt que de coupable.
Sa principale requête consiste en l’attribution d’une poubelle dédiée. Une solution simple qui lui permettrait de gérer les déchets imposés sans risquer de sanction financière injustifiée.
Bénédicte insiste sur le fait qu’elle n’est aucunement responsable de cette accumulation d’ordures. Elle espère que son témoignage permettra de clarifier la situation avant qu’une amende ne tombe.

