Condamné à six mois de prison après avoir conduit ivre sans permis en pleine feria
La nuit festive d’une feria peut parfois basculer dans le cauchemar judiciaire. Un gérant d’entreprises, déjà lourdement marqué par des délits routiers, comparaissait pour avoir pris le volant dans des conditions particulièrement dangereuses. Une affaire qui illustre les risques de la récidive sur nos routes.
Une interpellation nocturne durant les festivités
L’histoire se déroule vers 2 heures du matin, en pleine feria d’Alès. Les forces de l’ordre patrouillent avenue Carnot lorsqu’elles repèrent un véhicule circulant phares éteints. Un comportement suspect qui conduit à un contrôle routier révélateur.
Au volant, un homme de 38 ans, gérant d’un snack et de deux salons de coiffure. Les vérifications révèlent rapidement une situation alarmante : conduite en état d’ivresse, absence de permis et défaut d’assurance. Le prévenu est immédiatement placé en garde à vue avant d’être jugé en comparution immédiate.
Un casier judiciaire déjà chargé
Face aux magistrats, le profil du prévenu pèse lourd dans la balance. La présidente Élodie Thebaud rappelle un élément déterminant : son casier contient cinq condamnations antérieures, toutes relatives à des infractions routières.
Cette répétition inquiétante d’infractions au Code de la route témoigne d’un mépris persistant des règles de sécurité. Un contexte qui transforme cette nouvelle interpellation en récidive aggravée aux yeux de la justice.
Une défense peu convaincante
L’accusé tente d’expliquer son comportement. Il reconnaît avoir consommé de l’alcool mais affirme qu’il souhaitait simplement déplacer le véhicule de son frère. Une justification qui peine à convaincre au regard des circonstances.
Me Joaquim Sarda, son avocat, plaide que son client n’avait pas l’intention de conduire longtemps et qu’il traverse une période de stress intense. Des arguments qui se heurtent à la réalité d’un parcours judiciaire chargé.
Des réquisitions sévères du parquet
Le procureur Abdelkrim Grini ne mâche pas ses mots. Il requiert 10 mois d’emprisonnement, assortis d’une amende de 500 euros. Il demande également le maintien en détention du prévenu, insistant sur la gravité des faits reprochés.
Cette sévérité s’explique par l’accumulation de condamnations et le danger potentiel que représente un tel comportement pour les autres usagers de la route, particulièrement durant une période de festivités où la vigilance doit être maximale.
Une condamnation plus clémente que les réquisitions
Le tribunal a finalement rendu son verdict. Si le prévenu est relaxé de l’accusation de conduite sans assurance, il n’échappe pas à une sanction conséquente pour les autres infractions.
La juridiction prononce six mois de prison ferme avec maintien en détention. S’ajoute à cette peine la révocation d’un sursis antérieur, alourdissant considérablement la sanction finale. Une décision qui marque une nouvelle étape dans le parcours judiciaire de cet automobiliste récidiviste.

