Libéré depuis moins d’une heure, il arnaque de nouveau 45 minutes après avoir quitté la prison !
Les histoires de récidive peuplent régulièrement les colonnes des faits divers, mais celle-ci sort de l’ordinaire. Il s’agit d’un homme dont la vie semble directement tirée d’un scénario de film, mais l’affaire est bien réelle. Cet individu, après près de trois décennies derrière les barreaux, a trouvé le moyen de flouer la justice une fois de plus, à peine 45 minutes après avoir goûté à la liberté. Plongeons dans les détails de cette histoire qui soulève autant de questions qu’elle provoque de stupeur.
« Il a manipulé ses victimes – souvent des personnes âgées – avec une audace et une ingéniosité qui forcent presque l’admiration »
Achref S., originaire de Marseille et de nationalité tunisienne, n’est pas un détenu ordinaire. Incarcéré pour la première fois à l’âge de 18 ans en 1997, son parcours carcéral est pavé d’évasions et d’escroqueries menées depuis sa cellule. Son casier judiciaire, aussi épais qu’un roman policier, affiche pas moins de 57 condamnations, illustrant la carrière délictueuse d’un homme qui semble avoir érigé l’arnaque en art de vivre.
Au fil des ans, Achref a développé une spécialité : le vol de carte bleue et autres escroqueries financières qu’il orchestrait avec une habileté confondante depuis l’enceinte même de sa cellule. Il a manipulé ses victimes – souvent des personnes âgées – avec une audace et une ingéniosité qui forcent presque l’admiration, si elles n’avaient pas été au service de la fraude.
« Je n’ai pas su me contrôler, je pensais avoir fait un travail sur moi… »
En 2021, alors qu’il purgeait une peine de huit ans pour avoir détourné 1,5 million d’euros, Achref voit son comportement en prison qualifié de « poli ». Cet aspect de sa personnalité, combiné à ses talents d’étudiant – il a obtenu divers diplômes en détention –, lui vaut d’obtenir une libération conditionnelle. Cependant, la liberté aura le goût d’un battement d’ailes pour cet homme qui, 45 minutes après sa sortie, récidive en subtilisant une carte bleue.
Ainsi, Achref S. retourne derrière les barreaux, sa peine s’alourdissant à l’horizon 2049, date à laquelle il pourrait être libéré à l’âge de 71 ans. Lors de son jugement, il aurait déclaré : « Je n’ai pas su me contrôler, je pensais avoir fait un travail sur moi… À chaque fois que j’approche de la sortie, je gâche tout. » Ces mots résument la complexité d’un homme dont la vie semble être devenue indissociable du système carcéral.

