Carcassonne : polémique autour d’un sermón politisé à la cathédrale Saint-Michel
Le mélange entre religion, armée et politique enflamme à nouveau la cité audoise. Cette fois, c’est au sein de la cathédrale Saint-Michel que la controverse a pris naissance, lors d’une cérémonie religieuse qui a dérapé vers des considérations politiques radicales. Une affaire de plus qui éclabosse l’institution militaire locale.
Des propos politisés prononcés en chaire
Une vidéo révélée par Le Canard Enchaîné a jeté un pavé dans la mare. Les images montrent l’aumônier du 3e régiment de parachutistes s’exprimant lors d’un office religieux à la cathédrale de Carcassonne.
Durant son homélie, le religieux militaire a tenu un discours marqué politiquement. Il a notamment appelé les soldats présents à « continuer à combattre », tout en critiquant ouvertement les « gauchistes ».
Des références identitaires controversées
L’aumônier n’a pas hésité à évoquer des thèmes habituellement associés à l’extrême droite. Il a fait allusion à la théorie du « grand remplacement », cette thèse complotiste chère aux milieux radicaux, sans toutefois la mentionner explicitement.
Persuadé que ses paroles n’étaient pas enregistrées, le religieux a même provoqué les rires de l’assistance par cette remarque naïve.
Une séquence qui s’inscrit dans un contexte plus large
Cette vidéo intervient dans un climat déjà tendu pour la ville audoise. Elle fait écho aux révélations précédentes concernant des propos racistes et misogynes tenus au sein de la police municipale de Carcassonne.
César R., un ancien militaire du 3e RPIMa, a d’ailleurs été suspendu suite à ces déclarations scandaleuses. Le régiment est régulièrement décrit comme possédant un électorat largement orienté vers l’ultradroite.
La présence remarquée du maire RN
Détail qui ne manquera pas d’alimenter la polémique : Christophe Barthès, maire Rassemblement National de Carcassonne, assistait au sermon. Il occupait même une place au premier rang de l’assemblée lors de cette cérémonie controversée.
Cette présence soulève des interrogations sur les liens entre certains élus locaux et les milieux militaires de la région, dans un contexte où la neutralité religieuse et politique devrait prévaloir.

