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Bombe de 500 kg découverte en Afghanistan : un sauvetage in extremis

L’Afghanistan continue de payer le prix de décennies de conflits armés. Les vestiges de guerre ressurgissent régulièrement, rappelant à la population les heures sombres de l’invasion soviétique. Cette semaine, c’est un engin explosif d’une demi-tonne qui a refait surface dans des circonstances pour le moins inattendues.

Un cultivateur tombe sur un explosif de 500 kg dans sa propriété

Mercredi dernier, un agriculteur du village de Sir, situé dans la province de Ghazni, a fait une découverte pour le moins inquiétante en travaillant dans son jardin. L’homme est tombé nez à nez avec une bombe de 500 kilogrammes, vestige de l’occupation soviétique qui a duré de 1979 à 1989.

Face à cette menace, les autorités locales ont rapidement été alertées. L’engin représentait un danger majeur pour toute la communauté environnante.

Une opération de déminage réussie grâce à une collaboration internationale

Les forces de sécurité afghanes n’ont pas agi seules pour neutraliser cet explosif. L’Agence pour la prévention des catastrophes s’est mobilisée aux côtés du Conseil danois pour les réfugiés, une ONG spécialisée dans ce type d’intervention.

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L’opération s’est déroulée sans incident. La bombe a été transférée en lieu sûr puis désamorcée avec succès, évitant ainsi un drame qui aurait pu coûter de nombreuses vies.

Aucune victime à déplorer

Grâce à la réactivité des équipes d’intervention et à la prudence du découvreur, cette affaire s’est conclue sans faire de victimes. Une issue heureuse qui contraste avec le lourd bilan humain que continue d’infliger l’héritage explosif des guerres passées.

Un héritage meurtrier qui perdure depuis plus de trois décennies

Selon les données de l’Unmas (Service de la lutte antimines des Nations unies), les chiffres sont accablants. Depuis le retrait des troupes soviétiques en 1989, pas moins de 45 000 civils afghans ont été tués ou blessés par des mines antipersonnel ou des munitions non explosées.

Ces armes dormantes constituent une menace permanente pour la population, particulièrement dans les zones rurales où les engins restent enfouis pendant des années avant d’être découverts.

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Une diminution alarmante des moyens de déminage

Nick Pond, directeur de l’Unmas en Afghanistan, tire la sonnette d’alarme. Le nombre d’équipes de déminage a chuté de 64% au cours des deux dernières années, principalement en raison d’un manque criant de financements internationaux.

Cette réduction drastique des capacités d’intervention intervient alors que le besoin demeure immense. Des milliers de kilomètres carrés restent contaminés par des explosifs datant de différents conflits.

Des conséquences dramatiques pour la population

Cette baisse des moyens alloués au déminage laisse des millions d’Afghans exposés quotidiennement au risque d’explosion. Les terres agricoles, les chemins empruntés par les enfants pour se rendre à l’école, les zones résidentielles : aucun espace n’est totalement épargné.

L’incident de cette semaine à Sir illustre parfaitement la réalité à laquelle font face les habitants. Quarante ans après le début de l’invasion soviétique, les bombes continuent de hanter le quotidien afghan.

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