Assassinat de Lyhanna : mobilisation militaire dans le Gers, suspect sous pression
Un dispositif de sécurité exceptionnel a été déployé dans une petite commune gersoise. L’enquête sur l’assassinat d’une fillette de 11 ans franchit une nouvelle étape avec une opération policière d’envergure. Les investigations se poursuivent pour élucider les circonstances de ce drame qui a bouleversé la région.
Une opération policière sous haute sécurité
Le 6 juillet 2026, Jérome Barella, 41 ans, a été extrait de sa cellule pour participer à une perquisition à Montestruc-sur-Gers. L’homme, principal suspect dans cette affaire, a été escorté sous bonne garde vers les lieux de l’opération.
Pas moins de 130 militaires ont été mobilisés pour sécuriser l’ensemble de la zone. Un périmètre strict a été établi, limitant drastiquement les accès aux seuls habitants du village et aux enquêteurs en charge du dossier.
Une fillette retrouvée sans vie en juin
Le corps de Lyhanna avait été découvert le 4 juin 2026 dans un silo à grains. La jeune fille de 11 ans était portée disparue depuis plusieurs jours, déclenchant une vaste opération de recherche.
La découverte macabre avait plongé le département du Gers dans l’effroi. Les circonstances du décès avaient immédiatement orienté les soupçons vers un acte criminel.
Des charges accablantes contre le suspect
Jérome Barella a été mis en examen pour enlèvement, séquestration, meurtre précédé ou accompagné de viol, et viol sur mineure de moins de 15 ans. L’accumulation des charges témoigne de la gravité exceptionnelle des faits reprochés.
L’autopsie a révélé que l’adolescente avait été victime d’agressions sexuelles. Son corps présentait des signes de contrainte : elle était bâillonnée, avec les chevilles et les mains entravées.
Des preuves scientifiques déterminantes
Les analyses médico-légales ont apporté des éléments cruciaux à l’enquête. L’ADN de Jérome Barella a été retrouvé sur le corps de la victime, constituant une preuve matérielle directe.
Cependant, la cause exacte du décès n’a toujours pas été déterminée avec certitude par les experts. Les investigations se poursuivent pour établir précisément les circonstances de la mort.
Un parcours judiciaire préoccupant
Le suspect n’en était pas à sa première accusation. Jérome Barella avait fait l’objet de plusieurs signalements et plaintes par le passé, dont certaines pour des faits de nature sexuelle.
En août 2025, il avait déjà été accusé de viol sur une jeune adolescente prénommée Rosa. La mère de la victime avait déposé plainte pour « une cinquantaine de viols », révélant l’ampleur présumée des agressions.
Des alertes ignorées
Ces signalements antérieurs avaient pourtant été classés sans suite ou n’avaient donné lieu à aucune condamnation. Cette absence de réponse judiciaire soulève aujourd’hui de nombreuses questions.
L’affaire ravive le débat sur le traitement des plaintes pour agressions sexuelles et sur les failles éventuelles dans le système de protection des mineurs.

