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Agressions sexuelles présumées à Paris : un ex-animateur périscolaire devant la justice

Le tribunal correctionnel de Paris vient de se pencher sur une affaire glaçante qui a bouleversé une école maternelle du XIe arrondissement. Un homme de 36 ans, qui officiait comme animateur périscolaire, comparaissait pour agressions sexuelles présumées sur de très jeunes enfants. L’affaire, révélée en avril dernier, a plongé les familles dans l’angoisse et pose des questions sur les conditions d’embauche dans le milieu périscolaire.

Des accusations portant sur onze victimes

David G., ex-animateur périscolaire de l’établissement Alphonse Baudin, fait face à des accusations extrêmement graves. Le trentenaire est poursuivi pour agressions sexuelles sur neuf enfants âgés de trois à cinq ans, des faits qui se seraient déroulés entre août 2024 et avril 2025.

S’ajoutent à ces charges des accusations de harcèlement sexuel visant deux collègues adultes. Le magistrat a estimé que les faits étaient constitués pour trois enfants et deux adultes.

L’alerte donnée par des parents inquiets

C’est le 9 avril 2025 que le parquet a été saisi, après que plusieurs familles ont manifesté leur inquiétude. Les parents avaient remarqué des changements de comportement chez leurs enfants : repli sur soi, refus soudain de prendre leur douche.

Les témoignages recueillis évoquent des irritations physiques et des récits troublants d’attouchements. Certains enfants ont même mentionné des pénétrations avec une cuillère, selon l’enquête menée par la Brigade de Protection des Mineurs.

Les réquisitions du parquet

Le procureur a demandé une peine de trois ans de prison, dont deux ans avec sursis probatoire. Cette sanction serait accompagnée d’un placement sous bracelet électronique et d’une série d’interdictions strictes.

Parmi les mesures requises figurent l’interdiction de paraître à l’école Baudin, celle d’entrer en contact avec les victimes, ainsi que l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Le jugement a été mis en délibéré au 7 juillet.

Des mots forts de l’accusation

L’avocat des parties civiles n’a pas mâché ses mots lors de l’audience : « Aucune procédure sur des violences scolaires n’est simple à juger […] on juge ce qui relève de l’innommable… » Les avocats représentant les familles ont insisté sur la crédibilité des témoignages des jeunes victimes.

Une défense qui conteste l’ensemble des faits

De son côté, David G. nie catégoriquement toute implication. Écrivain et autoentrepreneur, il n’était jusqu’alors pas connu des services de police. L’homme avance des explications liées à un manque de formation et à des maladresses professionnelles.

Son avocat a pointé du doigt l’absence de preuves matérielles : ni enregistrements vidéo, ni examens médicaux concluants ne viendraient étayer les accusations portées contre son client.

L’institution éducative mise en cause

La défense a également orienté ses critiques vers l’Éducation Nationale. Elle dénonce l’embauche de personnel insuffisamment formé pour pallier la pénurie de professionnels qualifiés dans le secteur périscolaire.

Cette affaire soulève ainsi des interrogations sur les procédures de recrutement et d’encadrement des animateurs travaillant au contact des plus jeunes.

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